PHYSIOLOGIE
Si on observe l’effet sur le corps humain des courants de Haute Fréquence, ce qui ne peut manquer de frapper un observateur même peu averti, c’est l’insensibilité presque absolue du corps à ces courants.
Dans une note du 2 avril 1893, insérée aux Archives de Physiologie, d’Arsonval explique ce phénomène réellement surprenant par analogie avec Lè phénomènes lumineux et acoustiques.
Dans les trois cas, nous avons des phénomènes vibratoires. Le nerf optique n’est pas sensible à toutes les vibrations. Il est aveugle pour toutes les ondes dont les périodes ne sont pas comprises entre certaines limites; de même l'oreille n’est sensible qu’à certaine longueur d'ondes : ondes trop courtes ou ondes trop longues ne sont pas entendues. Il est donc naturel de penser que le système nerveux ne peut percevoir que des ondes électriques dont la longueur est comprise elle aussi entre certaines limites. Ce qui n'empêche d’ailleurs pas l’ébranlement moléculaire de se produire, ainsi que les effets calorifiques.
Dans cette même note, d’Arsonval signalait l’action sur le système vaso-moteur.