‹ Contribution à l'étude de l'Action des Effluves dans quelques Affections GynécologiquesChapitre 12 sur 31 · D PAS · texte numérisé non relu

D PAS

cale, surtout si nous voulons qu’elle soit un peu profonde.

Il n’y à que sur les muqueuses, comme le fait remarquer Oudin, qu’il est possible d’avoir une anesthésie complète et de profondeur appréciable, ce qui nous fait croire que, contrairement à ce qui se passe pour la peau, les couches profondes sont influencées et atteintes par la vaso-constriction.

Il est incontestable que, dès que nous faisons cesser l’effluve, les tissus influencés tendent à revenir à leur état premier, mais ils ne le feront qu’au bout d’un temps très appréciable; par exemple, si nous enregistrons le pouls capillaire, il ne revient que très lentement à son amplitude première, et à la suite de toute une série d’oscillations de moins en moins accentuées.

C’est cet effet particulier plus complet et plus persistant des effluves sur les muqueuses qui nous a conduits à entreprendre sous la direction de Madame le Docteur Francillon-Lobre une étude sur les organes génitaux de la femme, dans quelques états pathologiques.

Les effluves peuvent avoir aussi une action microbienne. Celle-ci a été très discutée. Une étude de Madame Francillon-Lobre et du D' P. Rouché, publiée au Bulletin Médical des 18 et 21 février 1925, semble donner le mécanisme de cette action.

Ces auteurs ont étudié l’action des effluves de Haute Fréquence sur des cultures de gonocoques et de streptocoques. Ils ont plongé une électrode à vide dans un milieu microbien, pendant un temps variant

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