‹ Contribution à l'étude de l'Action des Effluves dans quelques Affections GynécologiquesChapitre 14 sur 31 · APPLICATIONS CLINIQUES ET OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

APPLICATIONS CLINIQUES ET OBSERVATIONS

Nous examinerons successivement les effets des effluves dans quelques affections de la vulve, du vagin et du col utérin.

Les effluves ont été employés surtout dans le traitement du prurit vulvaire.

Le prurit vulvaire a une étiologie assez complexe. Il survient le plus fréquemment chez la femme âgée, ou encore au moment de la ménopause, correspondant alors à une diminution du fonctionnement ovarien. On l’observe plus rarement chez la femme jeune. Malgré tout, nous ne devons pas oublier qu’il apparaît aussi chez des sujets névropathiques, arthritiques, hépatiques ou diabétiques.

On obtient en général de bons résultats par lPapplication de l’électrode de Doumer dans le vagin.

Les séances au début devront être très courtes, pour atteindre ensuite une durée de dix minutes.

Dans presque tous les cas, dès la quatrième séance,

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nous avons constaté une amélioration : les démangeaisons diminuent, la sensation de cuisson tend à disparaître. Nous croyons pouvoir en conclure que les effluves ont nettement un effet antiprurigineux. Cette action locale doit être, bien entendu, accompagnée d’un traitement général.

Nous donnerons (Observation VII) une observation de l'effet des effluves sur une malade atteinte de névrite vulvaire. Le résultat, comme nous le verrons, a été très satisfaisant; mais nous ne croyons pouvoir formuler même une hypothèse qui ne serait appuyée que sur une seule observation.

OBSERVATION I (Consultation de Madame le Docteur Francillon- Lobre, à la Salpêtrière) |

Madame W... Ida, 56 ans. Souffre du bas-ventre. Se plaint de brûlures à la vulve. Pas de pertes blanches. Hystérectomie en 1920. À eu cinq enfants.

Examen : Prurit vulvaire.

Traitement : Effluves et valérianate.

Dix séances ont été faites, espacées chacune de quarante-huit heures, du 24-11-31 au 15-12-31.

À la dixième séance, la guérison était obtenue.

OBSERVATION II (Salpêtrière)

Madame P... Marie, 62 ans. — Se plaint de déman-

ÉSoe À

geaisons vulvaires depuis environ trois ans. Cystite. Subtotale il y a vingt ans. Pas de pertes blanches. Deux enfants, deux fausses couches.

Examen : Prurit vulvaire.

Traitement : Effluves.

Treize séances espacées régulièrement du 27-10-31 au 24-11-31.

Nous observons une très grande amélioration, mais le résultat est incomplet : un peu de prurit persistant.

OBSERVATION III (Salpêtrière)

Madame B... Simone, 26 ans. — Souffre depuis quinze jours de démangeaisons et de brûlures à la miction. Règles peu abondantes et régulières depuis une fausse couche de deux mois faite en janvier 31.

Soignée il y a un an pour cystite. À beaucoup grossi depuis un an (13 kgs). À eu des rhumatismes. Pas d'enfant.

Examen : Utérus rétroversé.

Cul-de-sac souple.

Col sain.

Traitement : Effluves vaginaux et traitement opothérapique.

Douze séances espacées régulièrement du 8-3-32 au 16-4-32.

A partir de la sixième séance, les démangeaisons disparaissent, et à la douzième la guérison est com-

plète.

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OBSERVATION IV (Salpétrière) Madame C..., 50 ans. — La malade se plaint de démangeaisons au niveau du vagin.

Ménopause il y a déux ans. Pas de pertes blanches. Pas d'enfant, pas de fausse couche.

Examen : Prurit vulvaire.

Traitement : En cinq séances espacées régulièrement du 9-7-31 au 15-7-51, la guérison a été complète.

OBSERVATION V (Salpêtrière)

Souffre de déman-

Madame C... Elise, 59 ans.

geaisons au niveau de la vulve et des plis de laine. Quelques pertes blanches. Ménopause en 1925.

, Examen : Normal.

Prurit vulvaire.

Traitement : Effluves et extraits glandulaires.

Dix séances espacées régulièrement du 15-12-31

au 16-1-32. La malade a été complètement guérie.

OBSERVATION VI (Salpêtrière)

Madame P... Georgette, 30 ans. — La malade vient consulter pour des démangeaisons. Règles irrégulières. Pertes blanches. Deux enfants et une fausse cou-

che.

Examen : Utérus bien placé.

Rien d’annexiel.

Col sain.

Prurit vulvaire.

Traitement : Effluves. é Sept séances espacées régulièrement du 17-1-31 au 3-2-31. Nous observons une amélioration notable,

mais la malade n’a pas jugé bon de continuer.

RÉSUMÉ DES OBSERVATIONS I à VI

Sur six malades que nous avons soignées, quatre ont obtenu une guérison complète (Observations N°: I, III, IV, V). Une autre a eu une amélioration très notable (Observation N° IT). La seule sur laquelle nous ne pouvons pas formuler de jugement a abandonné le traitement après la cinquième séance; elle semblait être en voie de guérison (Observation N° VI).

OBSERVATION VII (D' H. Palisse)

Madame W... Germaine, 35 ans. — La malade se plaint de démangeaisons au niveau de la vulve, et d’élancements continuels dans les petites lèvres. Cela détermine chez elle de la mélancolie et des idées de suicide.

Examen : Prurit et névrite vulvaire.

Traitement : Une série de dix effluves es-

pacées régulièrement amène une amélioration très

sérieuse.

$ 2. — Vagin.

Les effluves sont aussi indiqués dans de nombreux cas d’inflammation du vagin, soit consécutive à une infection d’origine génitale (gonocoque, streptocoque, staphylocoque), soit consécutive à une infection intestinale (coli-bacille, entérocoque), ou même bacillaire. |

Le plus fréquemment, la vaginite observée est d’origine blennorragique. En avril 1910, Oudin avait signalé l’action curative des applications locales de Haute Fréquence sur les séquelles gonococciques.

À la suite de traitement semblable, nous avons cons-

talé une grande amélioration et quelquefois même la guérison complète de la vaginite, et aussi une diminution de la métrite cervicale.

. L'effet des effluves dans ce cas est nettement décongestionnant. Nous avons observé, sur les sujets traités, qu’au début lé vagin était d’un rouge intense, douloureux : lexamen en était très pénible. A la suite de quelques applications, l'organe reprend son aspect normal et n’est plus douloureux.

Le nombre des séances nécessaires pour obtenir la guérison est très variable, comme nous le verrons à propos des Observations que nous allons présenter.

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Nous avons également appliqué avec succès les effluves dans les cas de contractures spasmodiques du vagin avec hyperesthésie.

Bar et Oudin, en 1910, avaient présenté une note indiquant des guérisons rapides de vaginisme par la Haute Fréquence. Les observations que nous avons pu faire confirment les résultats énoncés alors.

OBSERVATION VIII (D: H. Palisse)

Madame G..., 31 ans. — Hystérectomie subtotale en 1930. Quelques pertes jaunes après l’opération. Se plaint de cuisson au niveau du vagin. Pas d’enfant, pas de fausse couche.

Examen : Vaginite.

Traitement : En dix séances d’effluves vaginaux, espacées régulièrement, la guérison a été

complète.

OBSERVATION IX (Salpêtrière) Madame V... Alphonsine, 51 ans. — Subtotale il

y a neuf ans. Se plaint de pesanteur dans le bas-ventre et de brûlures lors des mictions. Pertes jaunâtres. Un enfant, pas de fausse couche.

Examen : Subtotale, vaginite.

Col un peu rouge.

Quelques pertes.

Traitement : En douze séances d’efflu-

ves vaginaux, espacées régulièrement du 28-11-31 au 29-12-31, nous avons obtenu une très grande amélioration.

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