CONCLUSIONS
1° L'emploi des courants de Haute Fréquence est depuis quelques années d’un usage courant en Gynécologie.
2° Les appareils producteurs d’effluves sont simples. Ils se réduisent à un condensateur chargé automatiquement par une bobine d’induction, et produisant, par une décharge oscillante, des courants amplifiés par le résonateur Oudin.
Les effluves sont appliqués à la malade à l’aide d’électrodes en verre, très faciles à stériliser; si bien que nous pouvons dire que, pour un opérateur soisneux, il n’y a jamais d'infection avec ce traitement.
3° Le traitement par les effluves, en général, n’est pas douloureux et n’immobilise pas la malade.
4° En opérant prudemment, et surtout progressivement, aucun incident sérieux n’est à craindre. Nous n’avons constaté aucune contre-indication.
5° Employés comme traitement du prurit vulvaire, les effluves nous ont toujours donné de très bons résultats : en général, guérison complète.
6° Dans les cas de vaginite et de vaginisme, l’action des effluves n’est pas moins remarquable. Les
malades, soulagées dès les premières séances, obtiennent la plupart du temps une guérison complète.
7° L'action des effluves est aussi à recommander pour combattre les métrites cervicales, avec sténose du col, et dans certains cas de dysménorrhée.
8° On les emploie avec succès dans les cas de stérilité, pour dilater le col utérin, en vue d’une examen radiographique (Lipiodol). Celui-ci n’a pas toujours été utile, des symptômes de grossesse ayant été constatés peu de temps après le traitement par les
effluves.
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de Thèse, BALTHAZARD. A. GOSSET.
f Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris, CHARLÉTY.