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Laparotomie (Suite).
3. — Clinique Gynécologique. — M": Berthe E..., 34 ans, subit le 9 mars 1915 une laparotomie exploratrice qui permet de constater la présence d’une grossesse au début, La grossesse n’est pas interrompue. À
4 — Clinique Gynécologique. — M" Marie V.. Le 27 novembre 1925, après une laparotomie pour tumeur abdominale, on voit un utérus gravide. Accouchement normal le 18 juin.
5. — Tastet-Girard. — M"° M... 21 ans. Le 6 janvier 1920, après une laparotomie pour tumeur abdominale, on voit un utérus gravide. La gestation n’est pas interrompue,
6. — Tastet-Girard. — M°"° P..., 19 ans. Le 22 février 1923, après une laparotomie pour tumeur abdominale, on voit un utérus gravide de 2 mois. La gestation n’est pas inter-
- rompue.
7. — Tastet-Girard. — M"° Suzanne P..., 37 ans. Le 8 septembre 1920, après une laparotomie pour tumeur abdominale, on voit un utérus gravide de 4 mois environ. La gestation n’est pas interrompue.
8. — Clinique Gynécologique. — M"* Eva B.., 37 ans, subit une laparotomie à la suite de laquelle on constate une grossesse au début. Avorte et subit un curetage.
9. — Clinique Gynécologique. — M"° Jeanne L.., 40 ans. Le 23 janvier, subit une laparotomie exploratrice qui montre un utérus gravide de 7 mois environ. Vingt-quatre heures après, elle avorte d’un fœtus mort et macéré.
10. — Clinique d’Accouchement. — M‘ Odette S..., 25 ans. Subit une laparotomie pour fibrome, On constate l’absence de fibrome et la présence d’un utérus gravide de 4 mois. Le lendemain, elle avorte.
11. — Clinique d’Accouchement. — M" Marie R..., 22 ans. Subit, le 15 décembre, une laparotomie pour grossesse extra-utérine. On constate la présence d’une grossesse utérine de 4 mois et d’un fibrome. Les suites opératoires sont bonnes, mais elle a dans la suite une pyélonéphrite et accouche, au 8° mois, d’un enfant vivant et bien cons-
titué.
TR
Laparotomie (Suile),
12, — Clinique d’Accouchement. — Mn VE MOTS AnS ele 27 novembre 1925, après une laparotomie pour tumeur abdominale, on constate l’absence de tumeur et la présence d’une grossesse de 2 mois et demi environ. Elle accouche le 31 mai, au 8° mois et demi, d’un enfant vivant.
13. — Maternité. M": X.. a été opérée dans le Service de M. le Professeur Bégouin pour grossesse extra-utérine, le 18 juillet 1929. Après laparotomie, on a constaté la présence d’une grossesse utérine de 2 mois. On referme, La
grossesse continue à évoluer.
Si aucune mort maternelle n’est à déplorer, les interruptions de grossesse furent fréquentes ; aussi convient-il de s’entourer de toutes les précautions nécessaires dont nous parlerons au chapitre du traitement.
Appendicite.
On ne considère plus aujourd’hui l’appendicite comme une affection rare chez la femme enceinte, et les observations qu'il nous a été possible de recueillir dans les hôpitaux de Bordeaux nous montrent que l'appendicectomie est l'intervention chirurgicale importante de beaucoup la plus fréquente.
Du fait de la gestation, bien des facteurs prédisposants s’accentuent,
Si les statistiques anciennes comportent de meilleurs résultats avec le traitement médical, c'est uniquement parce que les cas bénins étaient traités médicalement, le traitement chirurgical étant réservé aux cas graves ou même désespérés. D'autre part, parmi les enfants qui naissent d’une femme ayant eu une crise appendiculaire non opérée, beaucoup meurent dans les jours qui suivent leur mise au monde.
A mesure que la grossesse avance, les crises tendent à
PET + ra
devenir plus graves, les interruptions de la gestation plus fréquentes.
L’expectative permet à l'infection de se développer et cette infection, bien plus que le traumatisme, favorise l'avortement.
La crise appendiculaire chez la femme enceinte présente souvent un caractère particulier d’insidiosité qui empêche de pronostiquer si le cas sera grave ou léger.
Aussi, à l’heure actuelle, on opère ici plus encore qu’ailleurs dès la première crise diagnostiquée pour éviter l’aggravation immédiate de la maladie, sa récidive étant d'autant plus grave que la grossesse est plus avancée.
Grâce à cette méthode on voit, d’après les observations qui suivent, l’amélioration considérable des résultats à mesure qu’on se rapproche de notre époque.
Parmi les observations qui suivent, les 19 premières ont été empruntées à la thèse de Bapteste (Lyon, 1900), les 3 suivantes à celle de Boullier (Lyon, 1897), les 4 suivantes à celle de Croste (Paris, 1906), les 11 suivantes à celle de Dupuy (Lille, 1906), les 39 suivantes à celle de Pénard (Paris, 1912), les 6 suivantes à celle de Khoutneff (Bordeaux, 1914). Parmi les 21 dernières, 4 ont été empruntées au Journal de la Société d'Obstétrique et de Gynécologie de Paris, les 17 autres sont personnelles.
1. — Hirst. — 1890. — 4 mois à. — Accouchement à terme. —- Guérison.
2. — Mac Arthur. — 11 novembre 1895, — 4 mois à. — Avortement 3 jours après. — Mort.
3. — Mac Arthur. — Janvier 1894. — 4 mois #. — Avortement le lendemain. — Mort.
4. — Jarman. — 1896. — 4 mois à. — Accouchement à terme. Guérison.