‹ Contribution à l'étude de l'action pharmacodynamique de la théophyllineChapitre 25 sur 70 · RÉSULTATS OBTENUS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS OBTENUS

Nous avons obtenu des courbes de poids identiques à celles des témoins. Nous donnons ici les courbes de poids (figures 1, 2 et 3),

Après quoi nous avons sacrifié les animaux et avons pratiqué leur autopsie: ils ne présentaient macroscopiquement aucune lésion, ni du foie, ni des reins en particulier.

De plus, M. le professeur H. Bénard, que nous tenons à remercier ici de son extrême obligeance, a bien voulu examiner des coupes de l’un des reins prélevé sur chaque animal;

Ê D 20% 30 Jours

Fig. 1. — TOoxICITÉ DE DOSES FAIBLES ET RÉPÉTÉES DE THÉOPHYLLINE CHEZ LE COBAYE

1. Courbe de poids des animaux témoins En abscisses, les jours.

En ordonnées, le poids des animaux, en grammes.

Pords e grammes

0 10 20 SO Jours Fig. 2. — TOxICITÉ DE DOSES FAIBLES ET RÉPÉTÉES DE THÉOPHYLLINE CHEZ LE COBAYE 2. Courbe de poids des animaux ayant recu des doses répétées de 0,01 gr. par kg.

En abscisses, les jours.

En ordonnées, le poids des animaux, en grammes. En | injection intra-péritonéale de 0,01 gr. par kg. de théophylline à chaque animal.

Li Fagor

il n’a trouvé aucune altération ni des glomérules, ni du tissu conjonctif, et a constaté un aspect des tubes comparable. à celui des témoins.

CONCLUSION. — La théophylline présente une innocuité certaine, chez le cobaye, à doses relativement considérables, répétées, comme le montrent et la courbe de poids des animaux, et l'examen microscopique du rein.

Poidse grammes

Jours Fig. 3. — TOxICITÉ DE DOSES FAIBLES ET RÉPÉTÉES DE THÉOPHYLLINE CHEZ LE COBAYE

3. Courbe de poids des animaux ayant reçu des doses répétées de 0,02 gr. par kg.

En abscisses, les jours.

En ordonnées, le poids des animaux, en grammes. En | injection intrapéritonéale de 0,02 gr. par kg. de théophylline à chaque animal.

ANTIDOTISME DE LA THEOPHYLLINE VIS-A-VIS DU GARDENAL

Les propriétés de la théophylline : excitant du système nerveux central, analeptique respiratoire, tonicardiaque et diurétique, permettaient de penser que cette purine pouvait être un antidote précieux de l’intoxication par les barbituriques, et plus maniable que la strychnine.

Du reste, certains auteurs n’ont pas hésité à l’employer déjà en clinique à cet usage comme le signalent F. Joly [55] et R. Lévent [67].

gr

Nous avons voulu vérifier le bien-fondé de cet emploi en nous plaçant dans des conditions expérimentales extrêmement rigoureuses, et nous allons relater ici rapidement nos expériences.

Bien qu'il ne s’agisse plus de la toxicité de la théophylline, nous rattachons cependant ce paragraphe au chapitre de la toxicité, puisque nos expériences sont ici encore essentiellement des expériences de toxicité.

Nous avons choisi comme barbiturique l’acide phényléthylbarbiturique ou gardénal sous forme de combinaison sodique injectable en solution à 2 ou 4 p. 100, comme voie d’introduction la voie intra-péritonéale, et nous avons utilisé comme animal le cobaye.

Ne connaissant pas exactement la toxicité du gardénal sodique chez le cobaye par cette voie, nous avons, dans une expérience préliminaire, déterminé la toxicité de ce corps.

Voici les résultats obtenus : |

ToxICITÉ DU GARDÉNAL SODIQUE EN INJECTION INTRA-PÉRITONÉALE CHEZ LE COBAYE

Caleul d’après

Dose en gr. Nombre d'animaux Dragstedt et Lang par kg. d'animal utilisés morts survivants Morts Survies 0,05 : 0 1 0 9 0,075 ‘4 3 1 5 0,10 8 t 1 8 2 0,125 4 3 j' IL il 0,15 4 4 0 15 0 0,175 4 4 0

D’après ce tableau, on voit que la dose minima mortelle est de 0,15 gr. par kilo et que la D.L. 50 calculée selon la méthode de Dragstedt et Lang se trouve comprise entre 0,075 et 0,10 gr. par kilo.

Le calcul, par la formule de Kaerber et Behrens, que nous ne développerons pas, nous donne 0,082 gr. par kilo.

Ajoutons que, pour la dose de 0,15 gr. par kilo, l’animal s'endort rapidement : entre 5 et 20 minutes après l’injection,

MA | nee

sa respiration se ralentit, et la mort survient parfois très vite : 15 minutes seulement après l’injection, ou ne se produit qu’au bout d’une heure environ.

Nous avons donc pris cette dose de 0,15 gr. par kilo, dose minima mortelle, pour nos expériences d’antidotisme.

Nous injectons le gardénal,. puis, une ou deux minutes après que le sommeil s’est établi, une solution aqueuse de théophylline à 2 p. 100, également par voie péritonéale, et à doses variables suivant les cas : très rapidement nous observons une accélération nette du rythme respiratoire, qui, ralenti sous l'influence du gardénal, reprend sensiblement sa valeur normale et il se produit même, dans quelques cas, un réveil passager de l’animal ; sans jamais avoir observé de survie, nous avons pu constater que la mort était nettement retardée, dans plusieurs cas.

Nous allons citer l’expérience la plus typique à cet égard :

Animal pesant 615 gr.

OR : Injection intra-péritonéale de 0,15 gr. par kg. de gardénal.

3’ : Rythme respiratoire R — 80 (1).

28° : L'animal dort.

30° : Injection intra-péritonéale de 0,10 gr. par kg. de théophylline.

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