CHEZ LE CHIEN ENDORMI AU CHLORALOSE
Chien ©, 8 kgs
Inscription des mouvements respiratoires par la technique de Magne.
En bas, les temps en secondes.
En 1, l’animal a reçu 0,10 gr. de chloralose par kg.
En 2, f l’animal reçoit 0,002 gr. de théophylline par kg. après une première injection de 0,001 gr. de théophylline par kg.
En 3, f l'animal reçoit une nouvelle injection de 0,005 gr. de théophylline par kg. À
En 4, À l'animal reçoit une nouvelle injection de 0,01 gr. de théophylline par kg.
Toutes les injections ont été faites par la voie intra-veineuse.
(Tracé réduit de 1/3.)
RUQR | MES
A) Chez le chien endormi au chloralose (1), la théophylline exerce généralement sur la respiration aux doses très faibles (jusqu’à 0,001 gr.) un effet légèrement inhibiteur (ralentissement du rythme, diminution d’amplitude), effet d’ailleurs accessoire, auquel se substitue pour les doses un peu plus élevées (à partir de 0,005 gr.) l’action essentielle, exercée par la théophylline sur la respiration : accélération du rythme et augmentation de l’amplitude (fig. 4 et 15).
Les deux effets sur le rythme et sur l'amplitude de la respiration peuvent ne pas apparaître simultanément, au début de l’action de la théophylline : ils s’amplifient l’un et l’autre en proportion des doses injectées.
Quand on arrive aux doses un peu élevées de théophylline, la respiration, très accélérée, prend une amplitude considérable qui est surtout marquée au niveau du diaphragme : VPanimal a alors une respiration en soufflet de forge très frappante.
B) L'action dépressive exercée par le chloralose, surtout aux doses supérieures aux doses anesthésiques, peut être combattue par l’action excitante de la théophylline, et inversement le chloralose déprime la respiration accélérée par la théophylline.
On peut ainsi alterner les deux effets : en voici deux exemples :