‹ Contribution à l'étude de l'action pharmacodynamique de la théophyllineChapitre 34 sur 70 · ACTION SUR L'ANIMAL A RESPIRATION DÉPRIMÉE · texte numérisé non relu

ACTION SUR L'ANIMAL A RESPIRATION DÉPRIMÉE

Les animaux en expérience ont d’abord été soumis à lPaction de divers dépresseurs de la respiration et l’on a cherché à rétablir par la théophylline le rythme et l’amplitude de la respiration normale.

se | acide diéthylbarbiturique /...:.. 0,10 gr. a) Somnifène : }) .. é LME acide allylisopropylbarbiturique .. 0,10 gr.

pour 1 cm$.

L'animal est endormi par une injection de somnifène (0,5 cm à 0,6 cm°) qui ralentit considérablement le rythme et diminue parfois l’amplitude respiratoire.

On injecte ensuite la théophylline, généralement par doses fractionnées de 0,001 gr., 0,002 gr., 0,003 gr., 0,005 gr.

d’abord, puis quelquefois 0,01 gr. et 0,02 gr., en dépassant rarement la dose totale de 0,04 gr.

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Fig. 6. — ACTION DE LA THÉOPHYLLINE SUR LA RESPIRATION CHEZ LE LAPIN SOUMIS A L'ACTION DU SOMNIFÈNE

Lapin ? 2 kg. 200

Inseription des mouvements respiratoires par la technique de Magne.

En bas, les temps en secondes.

En 1, l'animal a reçu 0,5 em$ de somnifène par kg. (voie intraveineuse).

En 2, l'animal a reçu 0,002 gr. de théophylline par kg. (voie intraveineuse).

En 3, 37 minutes après l'injection précédente.

En 4, l'animal a reçu une nouvelle injection de 0,005 gr. de théophylline par kg.

En 5, 30 minutes après la seconde injection.

AE

a) Action sur le rythme

Dans la majorité des expériences, nous avons noté pour les très faibles doses de théophylline (0,001 gr., 0,002 gr. 0,005 gr.) un léger ralentissement, suivi d’une accélération du rythme (fig. 6).

Nous avons observé dans l’une des expériences une accélération de 37 % pour une dose totale de 0,037 gr. de théophylline après injection de 0,6 cm de somnifène.

Dans un cas cependant, nous avons constaté un ralentissement du rythme (de 27 % au maximum) mais avec une augmentation d'amplitude de 66 %.

B) Action sur l’amplitude L’injection de théophylline, même aux doses faibles, a toujours entraîné, dans toutes nos expériences, une augmentation notable de l’amplitude de la respiration (fig. 6). Dans un cas, cette augmentation a atteint le chiffre de 1.200 Z par rapport à l’amplitude de la respiration de l’animal endormi.

b) Chloralose.

L'animal est endormi par une injection de 0,10 gr. de chloralose et on étudie ensuite comme ci-dessus l’action de la théophylline.

Les résultats obtenus sont tout à fait comparables à ceux que nous avons constatés avec le somnifène ; on note ici aussi un léger ralentissement du rythme aux doses faibles, suivi d’une accélération notable et durable (dans l’exp. 13 : accélération de 64 %, 1 h. 17 après la dernière injection; dose totale de théophylline, 0,035 gr.) et une augmentation notable de l’amplitude.

c) Evipan (sel sodique du N méthyl-cyclohéxényl-méthylmalonyl-uréide). |

L’injection d’évipan sodique produit à la dose de 0,015 gr.

à 0,030 gr. une anesthésie immédiate, de courte durée

(20 minutes environ) au cours de laquelle on observe un

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