INTRODUCTION
Bien qu’elle ne figure à la pharmacopée française que depuis l'édition de 1937, la théophylline n’est pas un médicament nouveau.
Cependant son emploi n’est pas encore très répandu en: France, où elle n’a fait l’objet de quelques monographies et travaux originaux que dans ces trois ou quatre dernières années,
De plus, pour remédier à sa faible solubilité dans l’eau, on a adopté de façon à peu près universelle, soit le théophyllinate et acétate de sodium (sel double figurant à la pharmacopée helvétique sous le nom d’acétate de sodium et de théophylline), soit de préférence une combinaison à molécules égales de théophylline et d’éthylènediamine, inscrite d’ailleurs à la pharmacopée des Etats-Unis.
La grande majorité des recherches qui ont été faites jusqu’à ce jour sur la théophylline ont utilisé ce dernier produit.
Or l’éthylènediamine ou les autres amines qui ont été également préconisées comme adjuvant sont loin d'être dénuées de toxicité, en outre elles combinent leur action propre à celle de la théophylline, ce qui n’est pas sans présenter certains inconvénients sérieux, ne serait-ce que leur action hypotensive.
De plus, toutes ces combinaisons : aussi bien celles de la théophylline avec l’éthylènediamine ou une autre amine, que le théophyllinate et acétate de sodium donnent des solutions très alcalines (pH 9 à 10) qui, employées par voie parenté-