DIAGNOSTIC
Cliniquement on pensera à l’adénome en présence des symptômes sur lesquels nous avons insisté : glaires rosées ou ambrées, non purulentes, tenaces; cols gros, fermes, rouges sombre, sans réaction inflammatoire; inefficacité du traitement des métrites.
Deux erreurs de diagnostic sont fréquentes :
La métrite, en cas d’adénome diffus simple et surtout d’adénome diffus infecté.
Le cancer, en cas d’adénome végétant ou d’adénome ulcéré.
Nous avons déjà parlé au chapitre de l’anatomie pathologique de la possibilité de transformation d’adénome en cancer. Dans certains cas la possibilité de cette transformation dominera tout le diagnostic.
Certains signes cliniques doivent faire suspecter cette transformation. Il faut particulièrement insister sur les . hémorragies et les caractères spéciaux qu’elles revêtent.
L’adénome pur ne saigne pas ou peu. On pensera à la possibilité d’une dégénérescence en présence d’hémorragies revêtant les caractères des hémorragies cancéreuses, hémorragies facilement provoquées au toucher, à la pince. L’interrogatoire précisera les commémoratifs de
Eros
petites hémorragies traumatiques à l’occasion d’injections, de rapports sexuels.
Dans ces cas la biopsie devient indispensable et doit être immédiatement pratiquée.
La biopsie. — Sous peine de donner des résultats erronés et d’égarer pour plusieurs mois le diagnostic, la biopsie doit être faite selon des règles très précises.
Au début, la dégénérescence cancéreuse n’est visible qu’en un point très limité de la tumeur. C’est en ce point qu’il faut pratiquer l’excision. Au doigt et à la pince, on cherche sur le col l’endroit suspect : petite zone plus dure que la région environnante et saignant facilement. L’excision doit être large et profonde. On examinera la totalité du fragment prélevé. Il ne faut ; pas hésiter, si le doute subsiste, à faire un nouveau prélèvement.
Douay et Soïmaru insistent dans leur travail sur l’extrême importance d’un prélèvement biopsique correct.
Une de leurs malades présentait un col gros, irrégulier, __ simulant une métrite, avec une petite ulcération saignante. Une biopsie au point suspect montra des lésions purement adénomateuses. On pratiqua alors une exérèse limitée. Quelques mois après on assista au développement d’un cancer et une hystérectomie abdominale large fut trop tardivement pratiquée.
Dans un autre cas au contraire une biopsie correcte permit de faire le diagnostic de dégénérescencé épithéliomateuse au début. La biopsie enleva même toute la lésion ei on ne retrouva plus sur la pièce d’épithéliome apparent.