CONCLUSIONS
1° Certaines affections chroniques du système nerveux peuvent, même en apyrexie, entraîner l'apparition de l’albumine dans les urines en dehors de toute altération des reins ou du cœur.
29 Cette albuminurie est habituellement transitoire.
3° L'absence de troubles fonctionnels concomitants et les caractères spéciaux de l’albumine rendue semblent la distinguer nettement de l’'albuminurie liée aux altérations rénales.
4 Toujours en faible proportion, ne modifiant pas les caractères généraux de quantité, de densité, de coloration des urines, ellesemble
UT réagir d'une façon un peu particulière en face des réactifs communs. Peu sensible à la chaleur, elle précipite surtout avec l'acide nitrique à chaud et avecle réactif acéto-picrique. — Avec l'alcool et le réactif de Tanret, le réactif de Yokohama, elle réagit très vivement. — En général, elle n’est pas rétractile.
5 Éliminée d'une façon inconstante, elle apparaît dans des proportions variables aux différentes heures de la journée, plus marquéele soir si elle tient à un trouble digestif, plusabondante le matin si elle est le résultat d'une manifestations douloureuse. Cette règle n’est cependant pas absolue.
6° L’élimination de l’albumine est subordonnée à une foule de circonstances accessoires, température extérieure, régime, veille, impressions morales et qui varient avec chaque individu. Ce sont là des conditions importantes à déterminer pour fixer l'hygiène du malade.
7° Cette albuminurie alterne le plus souvent ou s'accompagne dune excrétion exagérée d'acide urique ou même d'’urée, de telle sorte que l’on voit souvent les phénomènes se succéder dans l’ordre suivant : albuminurie, uraturie, azoturie, et cela dans un court espace de temps. Il est possible que ces différents faits
D | soient l'indice d’un seul et même trouble nutritif dont l'expression varieavec le degré de combustion des matières albuminoïdes (l’albuminurie représentant le premier degré de l'échelle).
8 Il est donc à présumer que la cause prochaine de l’albuminurie est en pareil cas un trouble de la nutrition, une conséquence de la perturbation apportée dans les fonctions organiques par la maladie nerveuse primitive.
9° Mais cette origine dyscrasique ne suffit pas pour expliquer le phénomène albuminurie qui est inconstant. Il faut faire intervenir des actions mécaniques qui en règlent l’élimination.
10° L'expérimentation nous a prouvé qu'il fallait l’attribuer à des actions vaso-motrices se passant dans le rein sous l'influence de l'excitation du système nerveux central ou du grand sympathique.
L'excitation des nerfs périphériques et des nerfs rénaux eux-mêmes comme leur section a été incapable de la déterminer.
11° Au point de vue du pronostic, cette albuminurie transitoire est généralement peu sérieuse. Sous l'influence d’un régime bien insti-
se
tué et du traitement de la maladie générale, on la voit souvent disparaître. Dans quelques cas, elle peut produire à la longue une irritation du rein qui devient une véritable néphrite.
Vu BON A IMPRIMER
Le Président de thèse,
J'OTETSSIEER
VU BON A IMPRIMER Le Doyen,
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