HISTORIQUE DE L'ANESTHÉSIE
Nous ne dirons que quelques mots de la période préanesthésique, c’est-à-dire, avant 1842, date de la découvérte de l’anesthésie par l’éther.
Dès les temps les plus reculés, Homère et Hérodote parlent des -inhalations de cannabis-indica supprimant la douleur.
Plus tard, Pline et Galène donnent à la mandragore le pouvoir de supprimer la sensibilité et de paralyser le mouvement.
Mais ce ne sont là que des à-côtés de l’anesthésié; 1l faut arriver, en 1772, au chimiste Priestley qui découvrit le protoxyde d’azote, et à Humphrey-Davy qui en suggéra l'emploi, comme anesthésique, en 1804, pour se rapprocher de l'actualité.
L'éther était déjà découvert depuis 20 ans etson emploi, en inhalations, était connu lorsque, au cours de crises nerveuses provoquées par l’éther, le Docteur-Long de Géorgie, observa une perte de sensibilité absolue chez
ces intoxiqués.
Ce fut le premier pas ; le Docteur Long opéra, de deux petites tumeurs du cou, un homme enivré par léther. © Le Docteur Wells, d'Hartford, se fit arracher une dent, étant endormi par le protoxyde d’azote en 1840.
Son élève W. E. Morton endormit publiquement le premier malade à l'éther à Massachusetts le 16 octobre FER
En 1847, le chloroforme fait son apparition, comme anesthésique, en Angleterre, avec Lord Simpson.
Le chlorure d’éthyle, reconnu en 1847 comme anesthésique, ne fut répandu qu'en 1900 environ.
C’est en 1844 que Küller, de Vienne, découvrit la cocaïne, comme anesthésique local, et, en 1905, que Braun proposa l'emploi de la novocaïne. : |
Enfin le Docteur Gwathmey, inventeur de la méthode, . se fit endormur, en 1914, à l’éther rectal.
Voilà, en un court résumé, l’histoire de chaque anesthésique; l'Amérique s’y attribue incontestablement le
plus grand rôle. ?
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