LEGER
biologiques commencés en 1905, et accompagnés des constatations chimiques du Docteur Nicloux ; mais nous nous permettrons d'ajouter que, si le chloroforme est un réel danger pour le foie, peut-être est-ce l'excès et non l'usage modéré qu'il faut condamner.
«L'alcool tue » quand on en abuse, mais, à petites doses, il a failli être un aliment.
Nous avons fait, personnellement, plus de 6.000 anesthésies au éhloroforme, sans un ennui, même sans une alerte ; nous le devons à l'emploi raisonné, méthodique, et parcimonieux de l’anesthésique, et au merveilleux appareil de Ricard.
En juin 1917, devantle danger croissant des mauvaises anesthésies, au front, et dans les hôpitaux, le Docteur ‘Lyon écrivait, dans la Presse médicale, un article sur le administration du chloroforme, destiné aux débutants, etles mettant en garde contre l'emploi cimmodéré » du produit et les contre-indications hépatiques, rénales, cardiaques et nerveuses dont il donne le détail, et les gros symptômes. ; > |
Ce n'était pas inutile ; en effet, un chloroformisateur « d'occasion » nous donnait récemment, comme preuve de l’activité de son ambulance, au front, le nombre mensuel de décès par anesthésie chloroformique, qu’il évaluait à quatre environ. i |
Dans cet article le Docteur Lyon insiste beaucoup sur la préparation du malade et préconise une injection sous-cutanée. de morphiné de 1/2oude 1 centimètre cube au centième, une heure avant l’ anesthésie. re
Avec le Docteur G. Labey, en 1913-1914, nous employ- ,