‹ Contribution à l'étude de l'anévrysme sacciforme de l'aorte abdominaleChapitre 7 sur 32 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Anatomie pathologique

Suivant une statistique de Lebert portant sur 69 anévrysmes : 24 siégeaient sur l’aorte ascendante, 27 sur la crosse de l’aorte, 9 sur l’aorte descendante et 9 sur l'aorte abdominale. Crips rapporte 21 ças d'anévrysmes de l’aorte abdominale pour 60 siégeant sur la crosse de l'aorte thoracique. Enfin dans les bulletins de la Société anatomique Milanotf relève 19 anévrysmes de lPaorte abdominale pour 135 situés sur une autre portion du vaisseau.

Sur l’aorte abdominale l’anévrysme peut siéger immédiatement au-dessous de l’anneau diaphragmatique ; au niveau du tronc cœliaque, en regard de la deuxième lombaire, ou dans la région lombaire, c'est-à-dire répondant à la 4° ou à la 5° lombaire.

L'’anévrysme sacciforme constitue le véritable anévrysme de l’aorte ; il est formé par un diverticule appendu latéralement au vaisseau, et qui communique directement avec le canal artériel par un orifice rétréci

ou collet.

Son volume est variable. La tumeur anévrysmatique a

au début la grosseur d’une noix, et augmentant progressivement elle atteint le volume d’un œuf, d’une mandarine et quelquefois même celle d’une tète de fœtus.

L’anévrysme sacciforme de l'aorte abdominale est le plus souvent unique ; cependant, on a signalé de nombreux cas coexistant avec des anévrysmes de la crosse de l'aorte, de l'aorte thoracique, ou des artères iliaques primitives et cette multiplicité des anévrysmes est en faveur de l’origine spécifique de cette lésion.

La tumeur anévrysmale est formée par une poche dont la face externe est lisse ou bosselée ; ces bosselures peuvent prendre de grandes dimensions et devenir de véritables anévrysmes secondaires.

La face interne du sac est plus ou moins régulière et tapissée de nombreuses saillies mamelonnées.

Le tissu cellulaire recouvrant et séparant la face externe du sac des organes voisins et du péritoine est condensé, adhérent à la poche ; pour isoler la tumeur anévrysmatique il faut le sectionner aux ciseaux. Ce tissu cellulo-fibreux fait adhérer le sac anévrysmatique au diaphragme, aux muscles sous-jacents et au péritoine pariétal.

Les muscles voisins et surtout le psoas sont refoulés et altérés. Les nombreux nerfs situés dans l’épaisseur de ce muscle, entourant l’aorte abdominale, sont comprimés et atteints de névrite. Enfin les corps vertébraux et les disques intervertébraux sont irrités par les battements de la tumeur et un certain degré d’ostéite

raréfiante, variable selon les formes d’anévrysme, va

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