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L’anévrysme sacciforme de l’aorte abdominale ou thoracique doit done être considéré comme une panaortite localisée et toujours de nature syphilitique.
Malgré le traitement mercuriel, l’évolution est souvent progressive et la rupture est le mode de terminaison le plus fréquent.
Cette rupture peut être totale ou partielle et siège sur la face antérieure ou les faces latérales de la tumeur anévrysmatique.
Larupture totale intéresse les trois tuniques de l’artère et le péritoine pariétal. Par la fissure, dont la grandeur est variable, le sang fuse dans le péritoine et à l’autopsie on trouve une grande quantité de caillots dans la cavité péritonéale.
Si un épaississement du péritoine ou des adhérences empèchent la propagation de la déchirure à la séreuse péritonéale, le sang fuse dans le tissu cellulaire rétropéritonéal ; il infiltre les muscles voisins, psoas et carré des lombes, les régions rénales, et descend mème jusque dans le tissu cellulaire de la fosse iliaque interne.
Mais le sang peut être collecté par des adhérences fibreuses qui unissent le sac aux organes voisins et au péritoine et un anévrysme faux consécutifest constitué.
Si la rupture intéresse une ou deux tuniques artérielles, l’endartère et la mésartère, le sang fuse entre la tunique moyenne et la périartère ou entre la tunique moyenne et l’endartère, et il y a formation d’un anévrysme disséquant. Il a une forme d’anneau ou de croissant, sa longueur est variable et il peut s'étendre
de l'anneau diaphragmatique au corps de la 5° lombaire.