INFLUENCE D'UN ÉTAT TOXHÉMIQUE
Toute cette étude à démontré, tant au point de vue anatomique qu'au point de vue clinique, que l’apoplexie utéroplacentaire semble relever d’une toxhémie.
Nous avons vu, en effet, que l’apoplexie utéro-placentaire coexiste avec des signes qu'actuellement on rattache à un état toxhémique plus ou moins marqué. Cette toxhémie n’est autre que ce qu'on rattachait jadis à l’urémie, que ce que M. le Pr« fesseur Pinard désignait sous le nom d’ « hépato-toxhémie », que ce que M. le Professeur Bar désigne sous le nom d’ « éclampsisme ».
Cette coexistence se retrouve cliniquement dans 90 % des cas, l’albuminurie y étant représentée 88,5 fois sur cent. Encore faut-il y ajouter deux cas dans lesquels on n’a pas reconnu de manifestations cliniques de toxhémie, maïs où on a constaté des lésions anatomiques du foie ou des reins.
Au total, dans 72 cas d’apoplexie utéro-placentaire, les preuves anatomiques ou cliniques de la toxhémie existaient 91,3 fois sur cent.