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précédentes, les appendicites suppurées avec péritonite généralisée ou circonscrite.
La péritonite localisée qui mérite ici le nom d’abcès appendieulaire se présente comme le type le plus habituel de l’appendicite ; il est le résultat d’un processus aigu contre lequel une intervention, sur la précocité de laquelle nous n’avons pas à discuter, est provoquée par le diagnostic d’une collection, plus ou moins volumineuse, mais se traduisant toujours par des symptômes locaux et généraux.
Il existe au contraire une variété d’appendicite, chronique celle-ci, mais qui s'accompagne elle aussi d’un abcès péri-appendiculaire, évoluant insidieusement, en tant qu'appendicite; elle ne se manifeste pendant un cerlain temps que par des signes fonctionnels et surtout généraux qu'est susceptible de provoquer dans l’organisme toute collection purulente,et ne s’accompagne que tardivement de symptômes locaux susceptibles euxmêmes d’induire en erreur, étant donné le tableau clinique au milieu duquel ils apparaissent et qu’ont réalisé les signes généraux plus précoces,
C’est sur cette variété que nous appellerons de nouveau l'attention. Elle a été décrite en 1898 par MM. Legueu et Beaussenat, dans la Revue de gynécologie de Pozzi. Ces auteurs lui donnèrent le nom sous laquelle nous la désignons. Déjà dans le n° 1 de la même revue de 1898, M. Vautrin de Nancy avait rapporté une observation de cette variété prise pour un néoplasme du gros intestin. La même année, dans sa thèse inaugurale,
M. Fabre, sous l'inspiration de M. le professeur Le-
gueu, réunit les nôtions existant à cette époque sur cette forme dont M. le professeur Walther a lui-même observé plusieurs cas.
Il semble donc bien acquis aujourd'hui qu'il existe une forme d’appendicite chronique, à évolution particulière, différente dès lors de l’appendicite chronique, que nous sommes habitués à voir évoluer par poussées, différente aussi essentiellement, au point de vue anatomopathologique surtout, des appendicites spécifiques, bacillaire et actinomycosique qui mérite, comme nous le verrons, en raison des erreurs de diagnostic auxquelles elle prête surtout, l’épithète qui lui a été donnée de
« néoplasique ».
ÉTIOLOGIE
Les conditions étiologiques dans lesquelles s’observe cé type d’appendicite sont spéciales : les femmes beaucoup plus que les hommes y paraissent prédisposées, au point que l’on trouve, dit M. le professeur Legueu, huit femmes sur onze cas. C’est tardivement, de 40 à 70 ans qu’on l’observe et c’est là un caractère bien particulier. Comme le montrent nos observations, peu de données souvent sont fournies par l’histoire de la malade jusqu’au jour oï a débuté l'affection en cause. En cherchant bien cependant on peut trouver quelques signes d’entérocolite, de vagues troubles intestinaux, voire même, précieux élément pour le diagnostic, une
atteinte d’appendicite. Ce seront là remarques plus in-
téressantes que le traumatisme encore rapporté. Nous
ne laisserons pas passer non plus les maladies infec-
tieuses, la fièvre typhoïde, le choléra, la grippe. Dans
l'observation V de la thèse de Fabre, une constipation opiniâtre, nécessitant des purgations répétées, s’accompagnant d’entérocolite préexistait depuis de longues années.
Un fait à retenir, c’est l’absence chez les malades de
troubles annexiels ou utérins.
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