‹ Contribution à l'Étude de l'Asphyxie ExpérimentaleChapitre 15 sur 22 · AL · texte numérisé non relu

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autres mono.

FNONCÉ DES RÉSULTATS OBTENUS. — Dans la numération des globules rouges, on est frappé tout d’ahnrd var les altérations que ceux-ci présentent. Les uns na- “aissent augmentés de volume, et leurs contours ont causervé toute leur netteté ; d’autres sont plus petits que normalement et leurs bords échancrés Jeur dannent un aspect étoilé. Enfin, on voit dans la prépara- #ion des particules informes qui semblent être Je vésultat de la destruction d’un certain nombre d’hémafies. La proportion de globules restés normaux est environ de 50 %..

Les nombres relevés dans les numérations de glohules rouges faites au cours de nos expériences nous montrent qu’il y a une diminution constante de ces éléments au cours de la submersion. Cette diminution. que les expérimentateurs ont attribuée d’une part à la dilution du sang, d’autre part à la destruction d’un certain nombre d’hématies, et essentiellement variable suivant la rapidité avec laquelle la mort est survenue. Cest ainsi que notre troisième expérience n’accuse pas cette diminution, car animal a succombé rapidement, après une phase de grandes inspirations très courte.

La numération des leucocytes donne des résultats différents, suivant qu’on la pratique pendant la période de défense ou à la phase d'inertie complète.

À la première période de la submersion, on voit, en effet, qu’il se produit dans le sang de l’animal une hyperleucocytose semblable à celles observées au début des autres modes d’asphyxie précédemment étudiés. Mais, une fois les respirations précipitées

commencées, le nombre des leucocytes baisse progressivement jusqu’à la mort et d’une façon plus accentuée dans le cœur gauche, que dans le cœur droit.

L'étude de la formule leucocytaire nous a donné des résultats assez peu importants et, du reste, variables.

Nos observations sont-elles conformes à celles mentionnées par les auteurs, qui se sont occupés de cette question ? |

Les numérations globulaires ont été faites pour la première fois dans le sang d’animaux noyés, par MM. Brouardel et Vibert, en 1880. D'une façon constante, ces auteurs ont trouvé une diminution d’un tiers du nombre des globules rouges, qu’ils attribuent à la dilution du sang par le liquide de submersion. Ils ajoutent que les altérations de la forme de ces globules ne sont pas fréquentes : 3 à 5 globules sur 100 seulement, seraient altérés ; ils font remarquer cependant, que ces altérations de forme sont plus marquées chez le rat et surtout chez le cobaye.

Cependant, d’autres observateurs, et nos observations personnelles nous inciteraient à partager leur opinion, pensent que ces modifications sont plus fréquentes et plus accentuées que ne l’indiquaient les auteurs d’abord mentionnés. Pour Paltemf notamment, qui, dans une étude critique sur la méthode employée par MM. Brouardel et Loye, émet lavis qu’une partie des globules rouges disparaîtrait après s'être gonflés d’eau au maximum et avoir perdu

leur hémoglobine.

Quant à ce qui concerne la numération des gichules blancs, Petrangeli Egisto a fait, à l’Institut de Médecine légale de Rome, des recherches hématologiques sur l’asphyxie par submersion. Ses principales conclusions ont été les suivantes :

Dans la mort par submersion, il existe une aire tion constante du nombre des leucocytes dans le sang des cavités du cœur, diminution plus accentuée dans le cœur gauche que dans le cœur droit. Cette diminution survient à la période ultime de la vie de l'animal. Elle est rapport avec la lenteur avec laquelle la mort est survenue.

Autant de conclusions pouvant s’appliquer à nos. propres expériences. :

Celles-ci ne font donc que confirmer les en tions des expérimentateurs ayant étudié la question. Elles y apportent cependant un complément : c’est le fait de l’hyperleucocytose, qui se produit au début de. la submersion, à la période de défense de l’animal, alors que seul le phénomène asphyxie entre en jeu.

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