CONCLUSIONS
Expérimentalement: 1° Le soufre-mercure colloïdal n’est toxique qu’à des {doses excessivement élevées, fort éloignées des doses thérapeutiques.
2° L'injection intraveineuse d’une haute dose provoque : a) un abaissement immédiat de la pression artérielle ; b) une action cardiotonique secondaire ;
3° Cet abaissement de pression manque si l’animal a reçu, auparavant, une faible dose en injection intraveineuse (tachyphylaxie) ; |
4 L'étude de l’action du médicament sur les autres appareils ne présente rien de bien particulier à signaler. Seule la sécrétion biliaire.est augmentée :
Cliniquement : 1° Même à dose élevée le soufremercure colloïdal est fort bien toléré.
2° Même chez les sujets prédisposés, il ne provoque pas de stomatite; aucune contre-indication n'est signalée ;
3° En injections intraveineuses, ii agit plus rapidement ; à haute dose d'emblée il provoque une réaction à laquelle on échappe en débutant par une dose faible et en augmentant progressivement ;
4° En injections intramusculaires son action est
Jouffra y 4
Si tue
| | moins rapide ; il ne provoque ni douleur,-ni nodo-
sité :
5° Son action est « particulièrement marquée dans les déterminations muqueuses rebelles, dans Îles lésions cornéennes, dans les leucoplasies, les artérites, les lésions rénales syphilitiques » et le rhuma-
tisme chronique ;
6° Son efficacité est aussi « démontrée par la biolo- -
gie, puisque la réaction de Wassermann s’atténue et disparaît dans la grande majorité des cas » ;
5° Il offre un moyen de «réactivation» rapide, sans aucun inconvénient, toutes les fois que l’on a des doutes sur l’origine syphilitique d’une affection présentant une réaction de Wassermann peu ou non positive ;
8° C’est un agent thérapeutique, très actif, à recommander ; spécialement, aux malades qui supportent mal les arsenicaux ou le mercure sous la forme ordi-
naire,
Vu : le président de la thèse, ? LETULLE Vu: le Doyen ROGER
Vu et permis d'imprimer Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris