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couche est riche en nummulites, cérithes et autres variétés de fossiles. Le Grigonien, qui lui succède, constitué par du calcaire grossier très développé dans les environs de Paris, notamment à Grignon, est également riches en nummulites, en cérithes qui lui sont propres et nombre d’autres fossiles.
Les étages Bartonien et Ludien, abondants dans la haute vallée de l’Ardre et dans le T'ardenois, ne se manifestent que par de rares et minuscules îlots dans notre région et dans le Soissonnais, où le Grigonien est immédiatement recouvert d’une épaisse couche de limon fertile. Telles sont, brièvement esquissées, la constitution géologique et la configuration du Bassin parisien, auquel appartient la région qui nous intéresse. Nous ne saurions mieux terminer ce rapide exposé qu'en décrivant de façon plus détaillée et plus précise la structure interne des trois plateaux, aux flancs et à la base desquels ont été effectués nos prélèvements. Leur formation géologique, nous l'avons vu, est identique et leur relief constitué presque en entier par l'étage Lutétien. Toutes les sources utilisables sortent de cet étage, les plus pures étant celles retenues par la couche d'argile plastique qui sépare ce Lutétien de la Glauconie moyenne, sous-étage supérieur du Suessonien.
Le sommet de ces plateaux est recouvert, sur de grands espaces, d'un limon fertile dont l'épaisseur atteint jusqu'à six mètres en certains points. Immédiatement audessous s'étend un banc de calcaire grossier supérieur formé de glaise et de marne verte auquel succèdeent des couches plus ou moins dures alternant avec des marnes blanches ou verdâtres; cet étage se termine par des cail-
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lasses, lits minces de calcaire compact, quelquefois siliceux, alternant, à la partie supérieure, avec des marnes, des argiles et des sables.
Vient ensuite le calcaire grossier inférieur, constitué à sa base par des sables calcaires ou des marnes sableuses, parsemé de galets de quartz et de grains de glauconie; on y trouve de nombreux fossiles du genre Cardites. Ensuite de petites couches de calcaire à nummulites, de calcaire dur à fossiles bivalves, ce dernier peu épais et mal agrégé. Enfin, un sous-étage est formé de calcaire tendre un peu sableux contenant de nombreux fossiles du genre Cérithes, reposant sur des bancs de calcaire à miliolithes, en particulier dans la région de Magneux.
La couche calcaire repose sur des sables siliceux micasés et glaucognieux formant parfois des grès assez résistants. On y trouve encore quelques lits minces de calcaire ou de glaise, parfois un peu ligniteux. Les fossiles des genres Nummulites et Nérites y sont fort nombreux.
Puis, précédant les alluvions modernes, l'argile plastique situé sur les flancs des coteaux et au fond des vallées de la Vesle et de l’Ardre, est constituée de deux parties, l’une lacustre, l'autre marine. La partie lacustre à base de marne calcaire, avec, au milieu, une petite couche argilo-lignitifère et quelques lits quartzeux. Dans la partie inférieure se trouvent de nombreux fossiles du genre Cyclostome, qui manquent complètement au-dessus. Au-dessous des marnes et calcaires lacustres se trouvent des sables blancs quartzeux très purs. La subdivision supérieure se compose d'argile ou de glaise avec
un lit discontinu de lignites ou cendres noires que l'on exploitait jadis pour les besoins de l'agriculture, en particulier dans la région de Courlandon. À la partie supérieure de la formation, alternent des calcaires bitumeux rougeâtres et des argiles à lignites contenant de nombreux fossiles.
Enfin les alluvions modernes forment le fond des vallées; elles sont composées de dépôts argileux ou sableux et d’éboulis. En général, elles sont tourbeuses et de faible épaisseur, ce qui rend marécageuse et à peu près impropre à toute culture la zone des alluvions.