‹ Contribution à l'étude de l'Eau d'Alimentation de FismesChapitre 34 sur 48 · IV. —— EAU MAUVAISE · texte numérisé non relu

IV. —— EAU MAUVAISE

a) Puits Maréchal Analyse n° 10

ANALYSE BACTÉRIOLOGIQUE

Méthode suivie :

Sans rappeler ici les multiples précautions qui doivent entourer un prélèvement correct, condition pri-

poires

mordiale et essentielle permettant d'accorder à l'analyse subséquente sa pleine valeur, signalons cependant que nous avons strictement observé les règles qui conditionnent cette opération.

Dans chaque bassin, dans chaque puits à chaque source, et dans un but de contrôle, nous avons effctué deux prélèvements simultanés, estimant que l'examen de deux échantillons d’eau récoltés dans le même temps et avec le même soin de rigoureuse aseptie, devait nous donner des résultats identiques.

Lorsqu'ils furent discordants ou franchement mauvais, redoutant une cause de contamination accidentelle qui puisse nous être imputée, nous avons tenu à renouveler un double prélèvement et une double analyse. Les ensemencements que nous avons pratiqués l'ont toujours été dans un temps ne dépassant pas de 30 minutes l'heure du prélèvement. Enfin, les recherches auxque!les nous nous sommes livrées sont les suivantes :

1° Numération des germes au centimètre cube. — A cet effet, nous avons utilisé un milieu de peptone gélalatinée à 125/1000 de gélatine. Pour chaque analyse, portant sur un double prélèvement, nous avons ensemencé huit boîtes de Pétri aux doses suivantes :

2 boîtes à O0 cc. 1.

2Vboites DC; 2Pboite a UC:

2 boîtes à 0 cc. 3. 1/10.

La numération des colonies fut faite dès le 2 jour et ensuite tous les Jours jusqu'au quinzième, chaque fois que la chose fut possible. Lorsque, par suite de la liqué-

RC

faction de la gélatine ou de la multiplication considérable des colonies, nous fûmes obligés de suspendre cette numération avant le quinzième jour, nous avons eu recours aux coefficients établis par M. le Professeur CALMETTE, afin de ramener nos résultats à un état comparable.

La moyenne des lectures faites sur les huit boîtes de Pétri mises en œuvre nous a donné les chiffres figurant dans les tableaux qui accompagnent notre ouvrage.

Les champignons rencontrés ont été notés au fur et à mesure de leur apparition et l'examen microscopique d'un certain nombre de colonies nous a révélé la présence de différentes levures.

2° Recherche du Coli-Bacille. — Nous savons que, dans toute analyse bactériologique sérieuse, la spécification des espèces est de toute première importance. Les souillures d'origine fécaloïdes sont décelées par l’abon dance des microbes de la putréfaction (bacilles liquéfiants, Bacilus protéus, etc, et surtout par la proportion du Bactérium coli). Il est admis que la présence de 100 à 1000 coli par litre, et à fortiori d’un chiffre supérieur dans une eau doit la faire considérer comme très suspecte et même dangereuse; qu'un taux inférieur (10 à 100) est encore un indice d'infection légère, début ou déclin d’une contamination plus grave qui oblige à garder toute réserve, surtout si ces (10 à100) coli sont accompagnés de nombreux microbes de la putréfaction.

La recherche du B. coli dans tous nos prélèvements a donc été l’objet des soins les plus attentifs, et nous avons attaché un intérêt capital aux résultats, convain-

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