INTRODUCTION
Si l’homme, de tous temps, s'est laissé séduire mar la fraîcheur des sources et la transparence de leurs eaux, une expérience lentement et chèrement acquise lui a enseigné la prudence et démontré que beauté n'était pas toujours synonyme de bonté. Elle lui a imposé une juste méfiance, héréditairement transmise, et il n’est pas rare de rencontrer, aujourd'hui encore, dans certains villages, un ancien vous déconseillant l'approche de telle source à laquelle reste attachée il ne sait au juste quelle maléficieuse réputation; par contre, il vous dirigera vers telle autre douée de propriétés aussi merveilleuses que bienfaisantes.
Nos ascendants, dans l'impossibilité où ils étaient !e plus souvent, de discerner les causes de la nocivité ou de la bienfaisance d’une eau, se contentaient d’enregistrer les effets produits par leur usage et ils les expliquaient à leur façon. C'est ainsi que les Romains, maîtres cependant en captages et adductions d’eau, invoquaient pour justifier l’action thérapeutique de certaines eaux minérales un « Je ne sais quoi » de divin, dont leur curiosité devait bien se contenter. Et, jusqu’à {a fin du siècle dernier, nos connaissances en hydrologie sont restées tout empiriques, par conséquent insuffsantes.