‹ Contribution à l'étude de l'Eau d'Alimentation de FismesChapitre 40 sur 48 · NUMÉROS · texte numérisé non relu

NUMÉROS

ANALYSES DES EXAMEN BACTÉRIOLOGTQUE ANALYSES CHIMIQUES 19 | Numération :

Borne-fontaine Eau potable Germes au em.......... 160 adduction n° 2 liquéfants au. cm. 0" 25 Champions er ter il Recherche du colibacille... 100 au litre 20 Numération :

Saint-Gilles Eau potable Germes taupe La 25 (adduction) Piquéhants au cm... 2 CHAMPIONS REP NTE Néant Recherche du colibacille... Négative 21 Numération :

Saint-Gilles Eau potable GCERMESMAUNCN EEE 215 borne-fontaine iquénantsMatmemen 49 CHAMOIPLONE PE CETTE Néant Recherche du colibacille... Négative 22 Numération :

Courlandon Eau potable Céimetanacmenree re Le 50 iquénantstanscme 0e" 5 CaMmpie LORS Er Néant Recherche du colibacille... Négative 23 Numération :

Fontaine Eautpotabla... Germes. auecmé.. 1... 1531 Dragon Piquétants aticmi 350 CHAMPIONS RTE Néant Recherche du colibacille... 1000 au litre 24 Numération :

Puits route Eau suspecte Germestaneome- Fr tr. 3570 de Reims Piquéfiants au.cmi 25. 350 CHAMPIONS PARA C RENE Néant Recherche du colibacille... 1000 au litre 25 Numération :

Puits Eau suspecte Céfmes audenm armee 410 Mazurier Liquéfiants au cm°....... 44 CGLANDIANONRERAPERREE Néant

Recherche du colibacille.. 100 au litre

CONCLUSIONS BACTÉRIOLOGIQUES

Conservant la division de nos prélèvements en trois groupes, savoir :

1° Eaux de sources captées.

2° Eaux de sources non captées.

Seau derpuits

Nous examinerons d’abord les résultats intéressant les prélèvements du premier groupe, numérotés 1, 2, HOMO 020216102077

Les eaux n° 1 (Fismes), 13 (Magneux), 20 et 21 (Saint-Gilles) nous ont donné des résultats satisfaisants. avec, toutefois, pour le n° 1, une légère indication de contamination. Cette eau, en effet, qui ne comptait que huit colonies à la source, voit ce nombre passer à 74 au réservoir, chiffre restant cependant dans une moyenne acceptable.

Le chiffre de 215 colonies au centimètre cube, constaté dans les eaux n° 21, bien qu'élevé, n’a pas retenu notre attention en raison de l'absence totale du colibacille. Nous concluons en conséquence à la bonne qualité de ces eaux (1 et 21).

Nous notons que les eaux n°° 13 et 20, qui proviennent de captages récents, bien à l'abri de toutes contaminations proches, entourés d’un large périmètre de protection, nous ont fourni les meilleurs résultats analytiques.

Les échantillons n°° 2 et 19, provenant de la même source, mais prélevés l’un à la source même, l’autre à une borne-fontaine, nous ont donné de moins bons ré-

sultats. La cause peut en être attribuée au fait que les prélèvements furent opérés après une longue période de pluie et, d'autre part, à l'altitude de cette source, qui émerge en plein calcaire grossier, sans avoir subi la filtration des sables nummulitiques, situation qui favorise sûrement les infiltrations d'eaux de surface. Tenant compte du résultat d'analyses officielles antérieures, muettes quant à la présence de colibacille, nous concluerons en conseillant la surveillance de ces eaux.

Enfin, nous rejetons, comme étant franchement mauvaises, les eaux des prélèvement 4 et 9, la présence du colibacille s'y étant révélée constante.

Si nous passons aux sources du second lot, nous occupant d'abord de celles ayant été l’objet d'un début d'aménagement, l'examen des résultats nous autorise à rejeter les n°° 8 et 23 et de reconnaître potable le n° 7. La source n° 8, actuellement en voie d'adduction, a retenu plus spécialement notre attention.

A la suite des premiers travaux d'aménagement, une analyse effectuée le 11 août 1930 donna, dix jours après ensemencement, 53 germes au centimètre cube, parmi lesquels des germes liquéfiants et fluorescents, la recherche des germes d’origine suspecte, notamment des bactéries putrides et du colibacille effectuée sur 1190 centimètres cubes étant négative.

Notre analyse, faite en août 1931, montra une notable élévation des germes, les autres points restant acquis. Cette élévation ne nous à pas surpris, cette source, entourée de broussailles épaisses, couvrant un sol jonché de feuilles mortes et de débris végétaux, étant restée, dans l'intervalle d'une année séparant ces deux analyses,

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privée de tout entretien. Les eaux numérotées 6 et 12, l'une située en plein bois, l’autre en bordure d'une route, malgré le nombre élevé de germes qu’elles véhiculent, sont parfaitement utilisables, sous condition d'un aménagement approprié. Nous avons estimé suspecte la source n° 14, malgré son utilisation journalière par les habitants du voisinage, en raison de la proximité de débris végétaux et surtout de la présence du colibacille.

Enfin, nos analyses d'eaux de puits (3° lot), qui ont porté sur dix prélèvements effectués dans les différents quartiers de la ville et des environs, nous ont donné le plus souvent de déplorables résultats. Nous avons pu, en effet, déceler la présence du colibacille dans huit de ces prélèvements, et ce, dans une proportion variant de 100 à 10.000 au litre. Un seul de ces puits nous a donné une eau potable, l’eau des neuf autres doit être tenue pour plus que suspecte, dangereuse. Aussi, en avonsnous déconseillé l'emploi, surtout pour l'usage alimentaire.

Nous avons, au cours de ce chapitre, mis à part deux sources captées et livrées à la consommation depuis fort longtemps et qui alimentent toujours un petit village situé au nord de Fismes, et juché presque au sommet de la colline, le village de Blanzy. Nous les avons désignées sous les n°° 4 et 4 bis. Elles aboutissent, l’une au lavoir public, l’autre à l'unique fontaine du village, ce lavoir et cette fontaine n'étant, en réalité, que les points d’arrivée de deux branchements d'une même et unique source. L'origine de cette dernière est obscure et son histoire imprécise. La partie visible consiste en une canali-

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sation de construction romaine, canalisation en maçonnerie dont on entrevoit la structure par un regard situé au point d'émergence et qui s'enfonce sous les terres du plateau en direction Nord, sur une distance inconnue. Cette canalisation est à faible profondeur certainement, la dénivellation existant entre son débouché et le point culminant du plateau n'excédant pas 10 à 15 mètres. A noter que le branchement aboutissant à la fontaine traverse un ancien cimetière désaftecté.

Ce dispositif donne l'impression de fonctionner à la façon d'un drain de gros calibre, collectant des eaux mal filtrées, presque superficielles, d'autant plus à craindre que les terres de couverture, très fertiles, reçoivent chaque année de profonds labours et d'abondantes fumures. Impression justifiée, car si l'on est peu ou point fixé sur l'aménagement souterrain des eaux de Blanzy, la nocivité de ces dernières n’est plus à démontrer, et leurs méfaits se sont manifestés pendant plus de trois quarts de siècles au grand dommage des habitants. Pendant plus de 75 ans, en effet, la typhoïde régna à l'état endémique dans cette commune, et, en 1914, les cas graves se multipliant d'inquiétante façon, le maire fit un appel pressant à toutes les autorités administratives et médicales susceptibles de porter remède à cette situation. À la suite de ces démarches, le docteur VAILLANT, de Fismes, fut chargé de procéder à toute une série de vaccinations préventives. Une personnalité médicale de la région, très au courant des résultats de cette intervention, à bien voulu, par lettre en date du 13 octobre 1931, nous communiquer les renseignements suivants : « Depuis plus de 50 ans, la fièvre typhoïde régnait à

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l'état endémique dans cette commune de 150 habitants. dans laquelle se sont produits, en 1911 et 1912, 17 cas de gravité diverse. En 1913 et 14, dans les quatre mois qui ont précédé la vaccination, six cas, dont cinq graves. Le 20 février 1914, 98 personnes furent vaccinées, dont 80 sous le contrôle quotidien de l'instituteur, les 18 autres présentant les garanties de ponctualité les plus complètes pour la vaccination à domicile.

Chez les enfants, contrôle naturellement rigoureux.

Les résultats ont été en tous points remarquables. Depuis cette opération, aucun cas de typhoïde n'est apparu dans cette commune, sauf sur des étrangers venus s'établir dans le pays et qui n'avaient pas suivi le traitement.

À signaler un fait intéressant : les troupes allemandes avaient envahi le pays en 1914, et ayant bu l'eau de la localité, eau toujours contaminée, eurent, dans les premiers temps, une épidémie de typhoïde.

Après la libération du territoire, M. le D’ Vaillant a pu visiter les vaccinés de Blanzy en septembre 1915 et s'assurer qu'aucun cas de typhoïde ne s'était produit parmi eux. Même constatation en 1920.

Les eaux de cette commune furent, pendant la guerre, l'objet de nombreuses analyses effectuées par les laboratoires militaires, et la consommation de ces eaux tantôt autorisée, tantôt interdite, suivant les fluctuations de ces mêmes résultats.

La guerre finie, les habitants regagnèrent leurs foyers par petits groupes et, jusqu'en 1922, consommèrent, sans s'inquiéter de leurs qualités et, à la vérité sans dommage, les eaux de leurs puits et de leurs deux fon-

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taines. Au cours de cette année 1922, cinq prélèvements, effectués par le Laboratoire départemental de l'Aisne, à Laon, le 17 avril, donnèrent à l'analyse les résultats

suivants :

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