‹ Contribution à l'étude de l'Eau d'Alimentation de FismesChapitre 47 sur 48 · MAD A ES · texte numérisé non relu

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de Saint-Gilles et de Baslieux, qu'on peut ranger parmi les meilleurs de la région. Ce résultat, dû pour une part à la situation particulière des sources, a été obtenu d'autre part et surtout, grâce aux dispositifs heureux apportés à leur aménagement et à leur protection.

C'est ainsi qu'une canalisation couverte et disposée en escalier favorisant l'agitation, partant du point d'émergence et aboutissant à un bassin régulateur, a permis de réduire, de façon sensible, le degré hydrotimétrique des eaux de Baslieux, très fortement calcaires au départ. Le débit de ce captage est relativement considérable et bien supérieur aux besoins de l’agglomération qu'il alimente. La plus forte part s'échappe du bassin par un tuyau de fuite et se trouve ainsi inutilisée. L’Administration des Ponts et Chaussées de la Marne a d'ailleurs songé à utiliser cet excédent à l’aide d’une canalisation de quelques kilomètres permettant d'amener à Fismes, sous bonne pression et dans les conditions les plus économiques, un sérieux volume d’eau en tout point parfaite. Ce projet d'amenée vient d'être terminé et les devis en sont établis. I] a reçu l'agrément de la municipalité, et sa mise en exécution ne dépend, en dehors du règlement d’une question d’indemnité soulevée par la Commune de Baslieux, que de la création d'un fonds de ressources suffsant. Création pénible par les temps de crise et de budgets communaux essouflés que nous traversons, mais qu'il est possible d'espérer à échéance assez brève, les subventions départementales, les subventions d'Etat et le concours de fa Caisse du Pari mutuel aidant. En possession de cette installation, s'ajoutant aux deux captages déjà en service, la Ville de Fismes se verra dotée

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d'une distribution d'eau potable que beaucoup de villes plus importantes pourraient lui envier, et dont elle pourra se montrer fière, Distribution parfaite, sous cette réserve, cependant, que les interdictions de fumures frappant la zone de protection du premier captage alimentant la partie haute de a Ville, soient strictement observées, faute de quoi de désagréables surprises restent possibles.

Si l'analyse des eaux de la plupart des sources non captées ne nous a pas permis de les classer telles quelles parmi les eaux potables, nous avons du constater, cependant que les éléments indésirables qu'elles contiennent (nitrates, matières organiques dus à l'épandage abondant d'engrais chimiques, proximité de matières végétales en décomposition, etc.) étaient cependant faciles à éliminer, et qu'un aménagement sérieux les rendrait aisément propres à la consommation. Elles constituent une précieuse réserve où notre Cité pourrait puiser en cas de nécessités nouvelles. Enfin, nous terminerons nos conclusions par une double constatation : si les puits qui sont encore nombreux dans la région, donnent en général une eau détestable, ils disparaissent de plus en plus, abandonnés ou comblés par leurs propriétaires, qui préfèrent avec raison les eaux saines, et pour l’instant abondantes, qui leur sont ou leur seront sous peu fournies par leurs municipalités.

Nancy, le 2/7 mars 1933. Vu et bon à imprimer, Le Doyen,

P. SEYOT.

Vu et permis d'imprimer, Nancy, le 28 mars 1933.

Pour le Recteur de l’Académie :

Le Vice-Président du Conseil de l'Université,

DSL SPIELMANN.

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