CONCLUSIONS
L'absence congénitale de l’'humérus représente la variété d’ectromélie la plus rare ; nous arrivons à réunir onze Cas indiscutables, publiés jusqu’à ce jour.
Il est entendu que nous n’envisageons pas ici la phocomélie, dans laquelle à l'absence de l’humérus s'ajoute celle du radius et du cubitus. Nous n’avons pas retenu comme faits d'absence, les cas d’hypoplasie dans lesquels la forme de l’os est en somme- conservée, la modification ne portant que sur ses dimensions.
Il existe des absences pures de l’humérus, totales ou partielles, la portion d'os restant ne représentant que le tiers, le quart de l’os total, une épiphyse seule ou une épiphyse et une partie de la diaphyse. IL existe plus fréquemment des absences de l’humérus associées à d’autres absences, le radius très souvent ; quand un seul rayon osseux sous-jacent manque, ce n’est jamais le cubitus.
Le sexe paraît indifférent. L'hérédité n’a pas été signalée.
D'une façon générale dans cette variété d’ectromélie, l’état des muscles est en rapport avec l’anomalie osseuse, c’est-à-dire que les muscles, atrophiés, fusion-
SO d
nés parfois, souvent tellement réduits qu'ils peuvent passer pour inexistants, se présentent comme une r'éduction de même ordre que l’anomalie osseuse, parallèle, comme obéissant à une même cause, réglée par un même processus et pas seulement secondaire, fonctionnelle, de simple adaptation. Le fait est plus net encore dans l'absence du radius ; en ce cas le manque de parallélisme entre la malformation osseuse et la malformation musculaire, qui ne lui correspond pas toujours comme territoire, montre bien que deux ébauches primitives, l’une osseuse, l’autre musculaire, ont subi des altérations peut-être communes dans leur essence, mais inégales dans leur importance.
Les modifications articulaires sont toujours commandées par les malformations osseuses et seulement dans la mesure, où ces malformations intéressent lépiphyse.
Les altérations des vaisseaux et du système nerveux périphérique sont toujours très minines. Celles du système nerveux central n'ont jamais élé relevées ; notre observation n’a pu mettre en évidence qu'une diminution de poids d’un hémisphère par rapport à l’autre sans lésions macroscopiques ni histologiques.
Faute de connaître l’état du système nerveux central dans l’absence congénitale de l’humérus, noas l'avons envisagé dans l’hémimélie, certaines ectromélies et dans le pied bot congénital : en règle générale, il y a diminution du renflement médullaire, soit cervical, soit lombaire, suivant le membre intéressé, parfois même asymétrie du renflement, si la malformation est unila-