‹ Contribution à l'étude de l'électrocardiographie chez l'enfant normal: Les dérivations standard; La quatrième dérivationChapitre 12 sur 30 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

C’est en 1908, peu après la découverte du galvanomètre à corde par EINTHOVEN, que sont publiées par Nicoraï et Funaro, d'une part, et HEUBNER d'autre part, les premières études électriques du cœur des enfants normaux. Les uns et les autres travaillent uniquement en première dérivation et si les premiers y notent la grande profondeur de l'onde $, le second insiste sur l’absence ou la petitesse de R.

Une étude déjà plus complète, puisqu'elle porte sur les 3 dérivations standard, est faite en 1913 par HEcur, qui reconnaît chez 5o enfants normaux, la brièveté du temps de conduction auriculo-ventriculaire.

En 1916, paraît, publié par KkumMBraar el Jexxs, le premier travail d'ensemble sur la question, 42 enfants de moins de 5 ans sont examinés. Parmi les constatations nouvelles qui y sont rapportées, une des principales est la fréquence de la prépondérance électrique du ventricule droit chez les nourrissons de moins de 2 mois. Les auteurs admettent que vers 6 mois l’électrocardiogramme devient pratiquement semblable à celui de l'adulte. À ce moment, l'onde BR: devient supérieure à BR:, mais S demeure de grande amplitude pendant plusieurs mois encore, Par ailleurs, Q: et Q: sont notés comme relativement grands et l'accident T fréquemment inversé en 3° dérivation.

__ $Senam, en 1921, reprend l'étude de l'électrocardiographie chez l'enfant d’après les examens faits sur 101 cas depuis la naissance jusqu'à l’âge de 13 ans. SEHAM confirme l'opinion de KruMBnHAAR et JENKS, Concernant les tracés de nourrissons. Il insiste sur le caractère de l'onde Q dans l'enfance et pense qu'en général toutes les déflections y sont plus accentuées que chez l'adulte. Viennent ensuite les travaux de BruenaarD et Wur- NERLICH el surtout de Lincoin et NicoLson (1928). Ces derniers auteurs, dans le but de fixer définitivement les images électrocardiographiques de l'enfant, se sont livrés à l'observation minutieuse et répétée de 222 écoliers de 3 à 13 ans, rigoureusement normaux à tous les points de vue : clinique, morphologique, radiologique. Is arrivent à distinguer dans les tracés certaines différences sexuelles ou ressemblances familiales.

D'autres publications concernant les électrocardiogrammes de l'enfance normale et faites, soit à l’accasion d'études sur le rhumatisme, soit isolément, sont encore données par

Licary (1929), SHapiro (1930), 5o tracés,

SHOOKHOFF €t TARAN (1931), 259 tracés d'enfants de 6 à 14 ans,

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