‹ Contribution à l'Étude de l'Électrocuction AccidentelleChapitre 6 sur 20 · ACTA U · texte numérisé non relu

ACTA U

un cœur est sur le trajet du courant, ce qui se produit ir ME chez le chien quand le courant passe d’une pate anté- Les à une autre patte quelconque, la mort survient

as se L

presque toujours avec le courant industriel alternatif

La LES l'intensité du courant qui traverse le corps atteint DURE

0 à 80 milliampères. Au bout de 4 à 5 secondes le cœur | LADA

À sat en trémullations fibrillaires. “ “A

0e > ) Plus l'intensité s'élève, plus la mort est rapide, ie 1e ae nds jamais en moins de deux secondes. un Avec une intensité supérieure à. 5 ou 6 ampères le’ ni a ne gare plus, mais il se produit des brülures 0 raves.. Fe

ne ‘couränts d'intensité inférieure à 80 milliampères MAR EDS D ACER | me

#0 ra ne sont pas inoffensifs : avec des courants de 4o milliam-

pères, la mort du chien à pu être obtenue. Il ne s’agit,

Dabere KES

pas iei d'une paralysie du cœur, mais la mort survient par l'asphyxie produite par la tétanisation de tous les muscles du corps en un temps variant de quatre à dix minutes.

Quand le courant n'est pas sur le trajet du cœur, dans le cas par exemple, quand on fait agir le courant directement sur les centres nerveux, en plaçant un électrode sous le menton et l’autre au sommet du crâne, on constate que la respiration s'arrête momentanément par l'action inhibitrice sur les centres nerveux. Mais elle reprend dès que l’on interrompt le courant.

C'est ainsi qu'un courant de {oo milliampères appliqué pendant une minute, n’a pas amené la mort de l’animal. Des courants encore plus intenses n'auraient pas d'action différente, mais ils produiraient des brülures de diverses profondeurs, aux| points d'application des électrodes.

Les courants continus ont la même action sur l’organisme que les courants alternatifs, mais pour produire les mêmes effets, ils doivent posséder une intensité quàtre fois plus forte, 280 à 320 milliampères.

En outre les courants produiraient d'après les expériences du Professeur Weiss, poursuivies sur la grenouille et ainsi qu’il a pu observer sur les individus traversés par les courants continus, de l’atrophie musculaire progressive. C'est la formule des physiologistes qui admettent que le « danger est au cœur » qui est aujourd'hui à peu près universellement admise.

C'est ainsi que les ouvriers des usines n’ignorent pas

Ole

que le chemin le plus dangereux est entre le membre supérieur et le membre inférieur gauche. Il n’est pas moins périlleux de se trouver pris entre les deux fils d'aller et retour, le courant traversant l’organisme de bras à bras.

Par contre le danger est sensiblement réduit lorsque le courant passe par les membres inférieurs seulement, pénétrant par l’un et sortant par l’autre, ne parcourant

en définitive que des masses musculaires.

Les différents facteurs de l’action électrique

L'action générale d’un courant sur l'organisme dans la génèse des accidents que nous étudions, est une résultante, à la fois des valeurs, présentées par une série de facteurs électriques et une série d'éléments biologiques,

L'intensité du courant qui traverse l'organisme est

donnée par la formule suivante

ou V représente le voltage du courant extérieur (exprimé en volts) et R la résistance du corps humain exprimée en ohms. |

Or si l’on cherche à appliquer ces données à l'homme, on constate que la résistance du corps humain est essentiellement variable suivant l’état de la peau, des points où pénètre le courant. A l’état normal, la peau étant sèche la résistance du corps peut monter au-dessus de 33000 ohms.

CORDONNIER et CHAMPION ont cherché à mesurer cette

résistance. [ls ont fait passer à travers le corps du sujet

TA

cé é dans TES to déterminées, un courant | dont

LATE est contrôlée par la déviation de l’équipage mobile d'un galvanomètre. Sans rien changer aux con-

ditions d'expérience, ils ont remplacé le corps humain RES FEAT une résistance réglable. Ils agissent sur cette résis-

ance variable, de manière à faire marquer au galvano- Le We cé FRS les ra déviations. La résistance ainsi obtenue

leux sortes de courants: -

) La résistance du corps humain est la même en cou-

Tan ts alternatifs et en courants continus pour des inten-

és A uenn à cinq milliampères.

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