‹ Contribution à l'étude de l'embryologie du diaphragmeChapitre 16 sur 77 · RUE · texte numérisé non relu

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(de Tourneux) lequel, s’il fait voir que ladite lame est une partie de la splanchnopleure au moment de son apparition, devient un contre-sens pour la suite de l’évolution.

Après cette digression, dont l'inutilité n’est pas notoire, il est nécessaire de revenir à l'examen des canaux communicants et au problème de leur fermeture caudale..

Vature du cloisonnement caudal des canaux communicants

Les canaux communicants, on l’a vu, sont simplement les parties paires du cœlome qui mettent en communication les cavités du tronc avec la partie impaire, médiane, de la cavité pariétale ou cavité pariétale proprement dite (de Ravn): par le seul fait qu'ils sont encadrés par le proammios ils sont partie intégrante de la cavité pariétale, dont ils constituent des prolongements caudaux (His) (1).

Comme tout le cœlome, dont ils sont une division, ces canaux apparaissent par suite de la « séparation » (von Baer) de la splanchnopleure d’avec la somatopleure, qui, primitivement confondues formaient un bloc sans cavité intérieure. La conséqence immédiate de cette séparation est l’accroissement d'épaisseur totale du mésoderme, c’est-à-dire de la distance qui sépare sa face endodermique de sa face ectodermique.

Mais d’une part, si par suite d'obstacles fixes, le mésoderme ne peut ainsi s’accroître en épaisseur dans une certaine région, le clivage, né ailleurs, s'arrêtera aux limites mêmes de cette région, la contournera, et, par le fait, fera apparaître là une cloison dont le caractère primitif n’est pas contestable et dont la cause est bien différente cependant de l'existence du proamnios. (Voir chapitre premier.)

1, Voir fig. 1, 2, 3, 4, (en couleurs) dans lesquelles les canaux communicants, sans être désignés par des lettres spéciales, sont cependant bien caractérisés ; ils sont limités crânialement par l'extrémité de la pièce radiculaire, et caudalement par les cornes du proamnios A et A’.

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D'autre part, si, dans un espace où le mésoderme a déjà gagné en épaisseur par le seul fait du clivage, quelque formation vient peu à peu la comprimer, le cœlome en ce point diminuera progressivement de hauteur, jusqu’à être réduit à zéro, autrement dit jusqu'à l’accolement de la splanchnopleure et de la somatopleure et formation d’une cloison dont le mode d’apparition est nettement secondaire. Mais là s’arrêtera l’action de l’agent de compression, le mésoderme ne réduisant son épaisseur que par diminution du cœlome et n'étant pas comprimé aux points où ce dernier a disparu.

On peut comparer les phénomènes précédents à l’action variable des branches d’un étau sur deux plaques métalliques ilexibles parallèlement disposées.

1o Si l’étau à tout d’abord ses branches rapprochées, de façon à ce que les plaques serrées par elles, soient en contact, et si l’on essaie d’écarter ces plaques par l'introduction d’un coin, on créera entre elles une cavité, une sorte de cœlome; mais ce résultat, obtenu tout autour de l’étau, ne le sera pas entre les mors de ses branches, ou, par la persistance du contact primitif, on aura là une cloison primitive.

20 Si, au contraire, on applique l’étau sur des plaques précédemment écartées, et disposées comme les faces opposées d’une boîte creuse, le resserrement des branches de l’étau aura pour effet de faire ployer ces plaques jusqu’à ce qu’elles arrivent finalement au contact et forment ainsi une cloison à caractère nettement secondaire.

Or dans la région des canaux communicants de l'embryon, les mors de l’étau sont représentés : l’un, mobile, par les veines omphalomésentérique, — l’autre, fixe, par l’ectoderme, appuyé par les fissus maternels.

En somme, pour l'extrémité caudale des canaux communicants, la seule importante pour notre sujet, on peut dire que tout dépend, en ce point, de la succession de deux phénomènes : 1° l'apparition du cœlome; — 2° le développement des veines omphalomésentériques: ou l’écartement des pla-

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ques — et le serrage de la branche mobile de l’étau. Si l’ordre que j'indique représente la succession réelle des phénomènes on dira que le cloisonnement et le diaphragme (au moins partiellement) est secondaire. Si le développement apparaît dans un ordre inverse, le diaphragme aura une partie primitive. La première opinion est celle exprimée par Ravn au sujet du lapin (1889), pour le poulet (1896); celle de Seessel pour le poulet, de Cadiat pour le poulet et le mouton (1879), de Faber pour l’homme (1878), de Remak. — La seconde est admise par von Baer (1837) pour le poulet, par Kôlliker pour le lapin (1879), par Uskow pour le lapin (1883), par His pour le poulet (1868), pour le lapin (1881) et pour l’homme (1881).

Mais les divers auteurs, quand ils ont des conclusions semblables, n’ont pas des textes identiques, et voilà pourquoi il paraît utile de les comparer entre eux et, par ce moyen, de dégager des idées coordonnées et correspondant à la succession même des phénomènes du développement.

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