CHAPITRE"MI
LE DIAPHRAGME PRIMITIF (tel que l'entend Uskow)
Les deux grands phénomènes, qui ont été examinés dans le chapitre IL, continuent à évoluer, autrement dit :
A) le sillon limitant ne cesse de s’accroître, tandis que
B) l’ombilic intestinal se rétrécit de plus en plus.
Par suite, quelles sont les modifications survenues dans la forme de la partie pariétale de l’embryon ?
C’est ce qu’il convient d'examiner brièvement.
Pour cela, on utilisera les descriptions et les figures que Uskow consacre à un embryon « de 24 heures plus âgé que le précédent », ce qui représente 10 jours de vie intra-utérine.
Rotation des ponts d'accolement.
Le mode d’accroissement du sillon limitant n’a pas varié depuis le début de sa formation, c’est-à-dire que c’est seulement en gagnant en profondeur dans sa partie crâniale, qu'il s’est allongé caudalement dans ses régions paires, longitudinales, de même que l’empreinte laissée par le fer du cheval comprend uniquement sa partie antérieure convexe si la pression est légère, et s'étend à la totalité du pied,
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lorsque la pression est plus forte, avec maximum de profondeur en avant, cependant.
En tous cas, à 10 jours, le sillon limitant du lapin a dépassé la région pariétale et s’est avancé dans les cavités du tronc, en même temps que le tube digestif postérieur, caudal par rapport à l’ombilic intestinal, acquiert une paroi ventrale splanchnopleurale, que l’allantoïde se constitue, etc. ; mais l'étude de l’extrémité caudale de l'embryon est hors du cadre de ce travail.
Le seul fait que le sillon limitant entoure maintenant la totalité de la région pariétale fait que toute la partie de l’embryon qui est crâniale par rapport à l’ombilic intestinal est séparée de la vésicule ombilicale et semble émerger comme le fait de l’eau la tête d’un homme qui nage. La tête de l’embryon s’est considérablement accrue et occupe un espace relativement considérable, mais elle éprouve un obstacle insurmontable du côté dorsal, à cause de la présence de la paroi utérine : force lui est donc, suivant la remarque de Ravn (1895) de replonger à l’intérieur de la vésicule ombilicale, semblable au nageur qui pique une tête en avant dans l’eau, mais en restant séparé cependant des éléments vitellins par le sillon limitant et le proamnios (1). Celui-ci se déprime, s’allonge et finit par recouvrir la tête comme une sorte de bonnet, ou de « cloche » (Ravn), de « capuchon » dit Cadiat (1879).
Mais au fond du sillon limitant s’attache toujours la lame précardiale (de His); par suite de l’accroissement de la profondeur du sillon, cette lame précardiale s’est éloignée du plan dorsal de l'embryon et a permis une extension de la cavité pariétale en direction sagittale : dorso-ventrale, si bien que maintenant la partie impaire de cette cavité, tout en conser- - vant sa forme elliptique du début, telle qu’elle apparaît sur les coupes transversales, a maintenant son grand axe di-