TOR
constater qu'actuellement, à 10 jours, on n’en voit pas la trace (1).
Etat du système circulatoire dans la région du diaphragme primitif.
C'est seulement du système veineux qu'il sera parlé, car lui seul a des rapports avec la région qui nous occupe maintenant. Ce système veineux comprend un corps unique, dont le ventricule est ventral et les oreillettes dorsales, seules pourvues d’un mésocarde ; à ce cœur fait suite un vaste sinus veineux, qui, avec le ventricule et les oreillettes, dessine une sorte d’S italique (2).
Or dans le sinus veineux viennent se déverser trois espèces de sangs différents :
A) Le sang provenant de la vésicule ombilicale, ramené par les deux veines omphalomésentériques, rampant dans la splanchnopleure, donc situées dans la même paroi du cœlome que le cœur.
B) Le sang provenant de l’allantoïde et du placenta, développé entre temps, afin de permettre à la mère de contribuer à la nutrition de l'embryon et de compenser la diminution rapide de la vésicule ombilicale. Ce sang est canalisé par les veines ombilicales.
C) Le sang des parois propres du corps embryonnaire, collecté par les deux veines jugulaires ou cardinales antérieures, seules existantes encore. Plus tard, à onze jours, l'extrémité
1. Je sais bien que Hertwig, Ravn, et en général tous ceux qui admettent l’accolement de deux mésocardes, suivi de leur résorption, considèrent le Septum Transversum splanchnopleural comme le seul vestige caudal du mésocarde ventral bien constitué à un moment donné, Ce septum serait comme la fondation persistante et le témoin d’un mur que l’on aurait démoli.
2. Voir fig. D (en noir) plus loin, page 84, dans laquelle on voit cette inflexion du cœur et l'absence d’un mésocarde dorsal pour le ventricule. Cette absence tient, elle aussi, probablement à la disparition d’une cloison existant précédemment. L’embryon a plus de 10 jours, car les canaux de Cuvier et le foie sont formés.
PEUR, rie
caudale de l’embryon est assez développée pour posséder elle aussi deux veines cardinales postérieures (ou caudales).
Or ces deux derniers groupes de veines cheminent dans la somatopleure; comme toutes les veines viennent finalement mélanger leur sang dans le même sinus, afin qu’un moteur unique le répartisse dans tout le corps ensuite, il est donc nécessaire qu'il existe des ponts d'union entre la splanchnopleure et la somatopleure, par lesquels s'engagent des vaisseaux sanguins. Quels sont ces ponts ?
Ce sont, en premier lieu, les ponts d’accolement primitifs, déjà décrits, qui livrent passage aux veines jugulaires et:
En second lieu, d’autres ponts formés seulement au moment du développement de l’allantoïde et des veines ombilicales.
Ces derniers ponts, d’origine nettement secondaires, d’après Uskow, servent à la fusion des lumières des veines ombilicales et omphalomésentériques; ils prolongent caudalement les ponts d’accolement primitifs et forment comme des appendices au diaphragme primitif (1).
Le système veineux embryonnaire devient donc semblable à la convergence des lignes de chemin de fer à l’approche d’une grande gare; l’on à ainsi une première bifurcation: ombilicale-omphalomésentérique (marquée 1, schéma ci-contre, XIV) fusionnant les sangs vitellin et placentaire — puis une deuxième, réunissant ce tronc commun et la veine jugulaire (marquée 2), mélangeant les sangs annexiel d’une part — et somatique embryonnaire de l’autre — enfin une troisième, combinant en la cavité unique du sinus veineux, les moitiés droite et gauche de tout le système (marquée 3) et par suite mélangeant la totalité des sangs annexiel et fœtal (2).
Voir le schéma ci-contre. La veine cardinale postérieure est
1. Ce pont est marqué en pointillé dans la fig. D (en noir) ; il est indiqué aussi dans la fig. B (noir).
2, Voir la fig. D (en noir) où ces diverses embouchures sont indiquées.
ER ee
en pointillé parce qu’elle n’est pas encore développée au stade actuel (10 jours).