INTRODUCTION
Le diaphragme, de dix, à travers et poacaw, je ferme, est cette membrane qui, tendue à l'intérieur de la cavité générale du corps, ou cœlome, sépare sa partie thoracique de sa partie abdominale. Suivant cette définition le diaphragme apparaît comme une simple cloison, sans différenciation histologique : tel, en effet, il se présente sur les plus jeunes embryons et comme tel il sera particulièrement étudié ici. Mais, comme toute cloison, le diaphragme ne peut être étudié d’une façon abstraite; car il repose sur les parois des cavités qu’il délimite, et ces cavités elles-mêmes renferment de nombreux organes. Or, diaphragme, cavités, parois, organes ont, dans leur évolution, une telle relation, que l’on ne peut étudier l’embryologie de l’un sans faire mention de celle des autres. Dans cette dépendance si étroite gît précisément la difficulté, si bien que « His considère le développement des parties en question, et cela, avec Juste raison, comme un des objets les plus difficiles de l’embryologie. » (Uskow, 1883.) Cependant cette question n’est pas dénuée d'intérêt, car suivant la remarque de Uskow, par les différents modes de cloisonnement de leur cœlome, et par conséquent, par l’évolution de leur diaphragme, « se distinguent entre eux les divers groupes de vertébrés, autant que par d’autres caractères auxquels il a été jusqu'ici prêté plus d’attention. Sans une vue claire des processus de développe-
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ment de ces parties, la situation des viscères du corps ne se peut comprendre. » Et on saisit le sens de cette phrase de von Baer : « Je regrette vivement de ne pas connaître complètement le développement du diaphragme. »
Or il est « un organe » important qui marque son empreinte non seulement sur la forme et l'évolution des cavités du corps, mais sur le diaphragme lui-même; c’est le proamnios, et c'est de lui qu'il va être traité dans le chapitre suivant.