‹ Contribution à l'étude de l'embryologie du diaphragmeChapitre 7 sur 77 · MIO · texte numérisé non relu

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le mésoderme, respecté tout d’abord par l’envahissement de ce feuillet, a été dénommée proamnios (1). Ce substantif est une création de van Beneden et Julin, datant de leur mémoire paru en 1884. Il exprime :

1° Les rapports topographiques de cette région qui, placée en avant de l’amnios vrai, ferme la partie antérieure de la cavité amniotique.

2 Son existence éphémère et son remplacement par l’amnos.

Le proamnios était connu avant 1884, mais il n'avait pas reçu de nom propre. En particulier en 1881 les coupes de His et, en 1883, celles de Uskow montrent bien un espace dépourvu de mésoderme, entourant la partie céphalique de l'embryon; en cette même année 1883, Strahl dessine et décrit cette région, mais il ne lui impose pas de nom, enfin van Beneden et Julin emploient tout d’abord le terme : bande didermique semi-circulaire.

Il serait désirable que l’homme seul fût l’objet des recherches destinées à une thèse de doctorat en médecine; malheureusement les embryons humains à ces stades précoces sont trop rares pour former les éléments suffisants d’une vue d'ensemble : ceci dit pour expliquer et excuser les fréquentes incursions dans le domaine de la Zoologie.

MODE DE FORMATION DU PROAMNIOS. — Chez le lapin, le proamnios se forme de la façon suivante, d’après les traités d’embryologie classiques (Hertwig, Kôülliker, Tourneux, Gegenbaüer, etc., pour ne citer que les principaux) et surtout d’après le mémoire de Ravn, paru en 1895 (arch. von His).

Le mésoderme progresse tout d’abord à peu près régulièrement en ses différents points à partir de la ligne primitive, de façon que, si l’on considère sa ligne d’envahissement antérieure, on la voit dessiner, en quelque sorte, un front de bandière régulier. Mais, lorsque le mésoderme a gagné des

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