‹ Contribution à l'étude de l'emploi du plasma sec, humain, normalChapitre 6 sur 20 · PARENT LA · texte numérisé non relu

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sance (100 chevaux tout-terrain), en font une proie facile pour l'artillerie et les mines ennemies. Aussi lui préférons-nous, en maintes circonstances, le relevage par la Jeep porte-brancards: ce véhicule, pourvu le plus souvent d’un poste émetteur-récepteur de la série 610 (portée 4 km. en terrain moyennement boisé), et par ce fait même indispensable au médecin de chars, présente une facilité d'évolution tout-terrain bien connue, et si le blessé y connaît une position assez précaire, au moins est-elle de courte durée. Signalons au passage qu’il n’existe pas, à notre connaissance, de véhicule de relevage adapté à la guerre de chars, où deux qualités sont indispensables pour un véhicule sanitaire : rapidité de manœuvre et capacité de franchissement; un genre de chenillette anglaise ou française, équipée spécialement, serait très certainement préférable au Half-Track américain.

Avec ce matériel et grâce aux liaisons radio, le médecin de sous-groupement peut prétendre se porter au niveau du blessé, homme des chars ou fantassin, dans les minutes qui suivent l’impact, condition indispensable, comme nous le verrons dans la deuxième partie, pour la meilleure efficacié de la transfusion.

2° SECTION RAMASSAGE. -— Organisme de transit détaché de la compagnie médicale et qui souvent vient s'insérer dans le cadre du pelon sanitaire du sous-groupement engagé.

Personnel : Un médecin, un ou deux infirmiers, le personnel chauffeurs et brancardiers de six ambulances.

Matériel : Un Half-Track sanitaire le plus souvent détaché au sous-groupement, six ambulances, deux camions de transport de matériel.

Rôle pendant le combat : Transit des blessés entre le poste de secours de sous-groupement et la section triage-traitement de la compagnie médicale.

3° SECTION TRIAGE-TRAITEMENT. — Elle constitue l’ossature de la compagnie médicale; celles-ci sont au nombre de trois, une par groupement tactique. Elle est installée généralement dans une construction solide, rarement sous la tente, à 6 ou 10 km. de la ligne de feu.

Personnel : Un chirurgien, quelques médecins-adjoints, quelques infirmiers, 24 ambulanciers américains.

Matériel : 2 Jeeps de commandement, 6 camions de transport, 12 ambulances détachées du Field-Hospital.,

LÉ TIARs

Rôle pendant le combat : 1° Triage : Le chirurgien détermine les évacuations sur le platoon adjoint à la compagnie médicale (blessés abdominaux, thoraciques, brûlés, polyfracturés et tous les états de choc menaçant).

2° Vérification des soins prodigués par le médecin de sousgroupement et poursuite de la transfusion, si elle est jugée nécessaire.

3° Transport sur le platoon ou sur l’Evacuation-Hospital pour les catégories de blessés nécessitant un traitement moins urgent. 6

4° PLATOON (AMBULANCE CHIRURGICALE AVANCÉE) : DU FIELD- HospPiTAL. -- Formation sanitaire rattachée à la compagnie médicale sur le plan ci-joint. On remarquera que la formation peut traiter et abriter un nombre très variable de blessés (généralement moins de cent) et que, suivant l’affluence, on ajoute un certain nombre de tentes les unes à la suite des autres, comme l’indiquent les traits pointillés du schéma.

Personnel : Une équipe chirurgicale en permanence comprenant un chirurgien éprouvé de vieille expérience, un aide opératoire, un anesthésiste, un instrumentiste et un brancardier ; suivant les besoins, une ou plusieurs autres équipes chirurgicales peuvent être détachées par l’Armée.

Le personnel infirmier et ambulancier est extrêmement nombreux dans ces ambulances chirurgicales américaines, sensiblement égal au nombre des blessés hospitalisés; l’administration de doses répétées de plasma, sang conservé, pénicilline, sérums divers, imposée par la thérapeutique énergique mise en œuvre, exige sensiblement un sanitaire par blessé.

Matériel : Les tentes établies en plein champ sont rendues confortables par portes à double obturation, calorifères nombreux, lits de camp confortables, éclairage par groupe électrogène. Elles abritent un bureau des entrées, une pharmacie, un service de radiologie excellent (à droite), un laboratoire (où sont couramment pratiqués les réactions sérologiques, les examens hématologiques, les épreuves de protéinométrie, valeur globulaire, etc..), un cabinet dentaire, et surtout une salle d’opérations (à gauche) à noter que les chirurgiens américains utilisent, aussi

Souvent que possible, le brancard même qui a servi à l'évacua-

CN tion du blessé, déposé sur tréteaux, comme table d’opération,

pour éviter des manipulations inutiles chez un candidat au choc pour lequel l’élément douleur se révèle crucial. .

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Rôle pendant le combat : Nous en parlerons longuement dans la deuxième partie (p. 20 et suivantes).

5° EvacuATION-HosPiTAL. Grande formation sanitaire de 400 à 800 lits, installée sous bâtiment, le plus généralement à une trentaine de kilomètres du front; les blessés y arrivant sont de deux catégories :

1° Ceux qui sortent du platoon du Field-Hospital après y avoir été traités pendant une durée d’une semaine au maximum et pour lesquels tout danger est écarté.

2° Ceux qui ont été désignés directement pour l'hôpital d'évacuation, par le chirurgien de la section triage-traitement, comme étant aptes à supporter un transport prolongé; ces derniers subiront dans cette formation un traitement pour lequel un pronostic vital n’est pas en question.

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