‹ Contribution à l'Étude de l'Endocardite ActinomycoseChapitre 3 sur 8 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Connue depuis ISRAEL (1878), l’actinomycose cardiaque a fait l’objet d'un certain nombre de publications, parmi lesquelles il nous faut citer avant tout, ceux de SCHRÔTTER (1902), HUFNAGEL (1919), WERTHEMANN (1925), KASPER et PINNER (1930). Tous ces auteurs insistent sur la fréquence relative des lésions cardiaques au cours de l’actinomycose et individualisent une forme de cette affection, caractérisée anatomiquement par des lésions avant tout péricardiques et myocardiques, cliniquement par la période de latence très longue, au point de vue évolutif par la tolérance remarquable du cœur à l’égard des lésions.

Il existe, à côté de cette forme commune, dont la revue récente de CORNELL et SHOKHOFF mentionne soi-

xante-huit cas, une forme beaucoup plus rare et très

différente à tous égards. Contrairement à l’actinomycose cardiaque des classiques, elle est primitive et évolue sans aucune autre localisation actinomycosique dans l'organisme. Ses manifestations cliniques sont celles d’une endocardite microbienne aiguë ou subaiguëé et l’autopsie met en lumière la prédominance des lésions : au niveau de l’endocarde. L'étude mycologique enfin, permet l'isolement et la culture de l’agent causal.

Nous avons cru intéressant de consacrer le présent travail à cette forme de l’actinomycose cardiaque, de connaissance récente et très rare, puisque la littérature médicale n’en comporte que quatre cas indiscutables.

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