INTRODUCTION
C'est surtout depuis une quinzaine d'années que le rôle des glandes à sécrétion interne a été consi- -déré comme exerçant non seulement en physiologie, mais aussi. dans toute la pathologie, une influence de tout premier ordre, Si l’on a parfois exagéré leur rôle, il n’en est pas moins vrai que des glandes, telles que la thyroïde, les para-thyroïdes, les capsules surrénales, lhypophyse, l'ovaire, le testicule, etc.…., présentent une importance capitale en hiologie normale ou pathologique.
On a pu isoler certains syndromes se rapportant aux troubles de fonctionnement de chacune de ces glarides, soit hyper, soit hypofonctionnement.
D'autres états plus complexes: ont montré les répercussions réciproques que ces glandes pouvaient avoir entre elles. Ce qui a rendu la physio-pathologie des glandes endocrines assez compliquée pour exercer la sagacité des cliniciens.
Si la pathologie expérimentale a pu, en s'attaquant aux glandes accessibles comme la thyroïde et les surrénales, montrer quel était leur principe actif, la
question reste encore bien obscure pour d'autres. glandes telles que l'hypophyse. On a essayé d'y
pallier en étudiant leurs extraits. Mais extrait n'égale
pas forcément principe actif. Et l'on voit cette ques- :
tion se compliquer singulièrement, quand il s’agit parexemple d'extrait hypophysaire. En effet, l'extrait de lobe postérieur d'hypophyse pris isolément n’a pas les mêmes résultats que l'extrait total:
Néanmoins, la connaissance de ces extraits, quoique critiqués, a permis, faute de mieux, d'étudier
les relations qui pouvaient exister entre plusieurs
glandes dans certains cas pathologiques bien déterminés, Et c'est. surtout en utilisant ces extraits comme agents thérapeutiques qu'on a pu obtenir des résultats assez intéressants. Nous n'en voulons pour preuve que ceux obtenus parles extraits hypophysaires dans certains goîtres exophtalmiques.
Ce sont ces résultats obtenus dans un but thérapeutique qui ont incité certains auteurs à rechercher si l'injection de ces mêmes extraits pouvait déterminer des réactions assez appréciables et spécifiques pour en tirer des conclusions utiles au. diagnostic clinique. :
C'est ainsi que Claude a été amené fortuitement à étudier l'injection d'extraits hypophysaires chez les Basedowiens et dans plusieurs maladies endocriniennes.
Les résultats qu'il a obtenus furent assez intéressants pour que notre maître, le professeur Etienne, nous ait suggéré l'idée. de renouveler les mêmes expériences chez ‘un certain nombre de malades