RÉACTION
Il a isolé un fragment de peau et a trouvé le même temps de réduction avant et après l’opération.
Uzan et Bronstein ont vérifié ces faits sur le cobaye et il n’y a pas de modification manifeste de l’épreuve, soit en opérant sur un fragment de tissu prélevé, soit en opérant sur une peau dont on a provoqué la congestion locale par frottage énergique avec du xylol.
8° LES CONDITIONS EXTÉRIEURES PEUVENT JOUER UN RÔLE MODIFICATEUR SUR LA RÉACTION.
D'après Castellino, au moins chez la chèvre, il y aurail augmentation, d’ailleurs toute locale, de la teneur de la peau en acide ascorbique, après une courte irradiation ultra-vioiette, et diminution, après une longue séance.
Cependant, les peaux pigmentées déjà, ne semblent pas réagir différemment par rapport aux peaux blanches. Le
D'ailleurs, Cornbleet et ses collaborateurs n’avaient pas trouvé de différence sensible dans la teneur en acide ascorbique de la sueur des nègres et des blancs.
9° LES AUTEURS ITALIENS ONT ATTACHÉ UNE GRANDE IM- PORTANCE A L'INFLUENCE QUE POURRAIT EXERCER L'ALI- MENTATION PRÉALABLE A L'EXAMEN ET ILS FONT L'EXPÉ- RIENCE SUR DES SUJETS A L'ÉTAT DE JEÜNE.
Cependant, Uzan et Bronstein n’ont noté aucune différence appréciable si l'alimentation a été légère, et dépourvue de produits riches en Vitamines C. Ils
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ont, toutefois, constaté quelques variations après un effort. Il y aurait donc intérêt à tenter la réaction sur des sujets au repos au moins relatif.
10° ENFIN, TOUJOURS D'APRÈS UZAN ET BRONSTEIN, IL FAUT ÉVITER DE PRATIQUER L'ÉPREUVE PRÈS D'UNE LÉSION CUTANÉE.
Ces auteurs n’ont cependant pas vu de parallélisme entre les réactions cutanées à l’histamine et l’épreuve de Rotter.
Ainsi, l'intradermoréaction nécessite des conditions d'études bien précises, et quelques modifications à la méthode de Rotter primitive, modifications apportées par Uzan, permettent de limiter les causes d’erreur :
1° Dans l’appréciation de la durée de décoloration, en faisant plusieurs injections, et en prenant la moyenne des temps obtenus.
2° Dans la lecture de la fin de la réaction, en entourant la boule d’œdème provoquée, d’un cercle au crayon dermographique jaune pour mieux accuser les contrastes. Pour mieux observer la fin de la décoloration, Roubinet préconise l’emploi de la vitropression. grâce à laquelle, dit-il, « les causes d’erreur ne peuvent dépasser une demi-minute ».
Enfin, la concentration de la solution utilisée par Rotter (2 milligr. pour 4 centimètres cubes 9 d’eau) nous semble trop faible.
Codvelle, Simonnet et Mornard emploient des solutions à 4 milligrammes pour 5 centimètres cubes; Uzan, des solutions à 3 milligrammes 4 pour 5 centi-
mètres cubes.
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C'est celte dernière solution que nous avons adoptée pour nos expériences : il faut alors prendre comme temps maximum de décoloration 10 à 11° au-dessus duquel on peut conclure à l’hypovitaminose. Audessous de-5’ on peut éliminer l’idée de carence. En revanche, entre ces chiffres extrêmes, le résultat reste douteux.
Pour ces cas d'interprétation délicate, on pourra soit rechercher la réponse de l'épreuve à une charge supplémentaire donnée, sojt employer la réduction d’une solution de bleu de méthylène irradiée. (Uzan
et Bronslein.)
A). — Double réaction de Rotter avec épreuve de charge. Soit un sujet dont la première épreuve de Rotter donne un temps de 5 à 10° : on lui injecte alors dans les muscles 300 milligrammes d’acide ascorbique; on pratique une deuxième épreuve de Rotter 2 heures après, le sujet étant resté pendant ce temps au repos et sans apport alimentaire nouveau. Plusieurs Cas peuvent se présenter :
a) Le temps de décoloratiort de la deuxième épreuve est plus court que la première. Le sujet n’est pas carencé.
b) Le temps de décoloration de la deuxième épreuve reste sensiblement égal à celui de la première. Le sujet est en état d’hypovitaminose.
c) Le temps de décoloration de la deuxième épreuve est plus long que celui de la première. Il s’agit là de « la réaction paradoxale » dont parle Uzan et Bronstein. Elle révèle l’action des autres substances réductrices du derme qui s’est manifestée dans la pre-
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mière épreuve. Le sujet est encore ici en état de carence. |
B). — Utilisation du bleu de méthylène sous irradialion en place du dichlorophénol-indophénol. On sait que sous irradiation, la réduction du bleu de mé- . thylène est moins influencée par les autres substances réductrices que le réactif de Tillmans. Uzan et Bronstein ont utilisé le bleu de méthylène grâce à un dispositif ingénieux permettant l’action d’une irradiation appropriée et comportant un minumètre donnant rapidement et exactement le temps de décoloration. Dans nos recherches cependant, nous n’avons pas pu employer leur appareil un peu encombrant et peu facilement transportable dans les corps de troupe.
Dans ces conditions il existe un parallélisme entre les résultats de l’épreuve de Rotter et les constatations cliniques faites et, à titre d'exemple, nous rapporterons surtout les résultats publiés par Roubinet qui
donne le tableau suivant :
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