CONCLUSIONS
I. Etant donné que les cataractes que nous avons observées sont le plus souvent bilatérales, ce qui les fait rentrer dans la catégorie des cataractes de cause générale, étant donné que la diminution de Ja toxicité urinaire chez nos malades va jusqu'aux limites extrêmes qu’on ait observées, ce qui prouve une rétention de produits toxiques dans l’organisme et un empoisonnement chronique ; nous pensons qu’il y a une relation étroite, sans doute une relation de cause à effet, entre la diminution de toxicité urinaire, c’est-à dire la rétention de produits toxiques dans le sang, l’opacitication du cristallin.
II. Les produits toxiques retenus dans l'organisme agissent probablement à la façon de l’ergot de seigle et de la naphtaline, par viciation générale des humeurs orga-
niques, avec cette différence toutefois que derrière la
cataracte on n’observe ni hémorragie de la choroïde ou du corps ciliaire, ni trouble amaurotique quelconque, et que leur action paraît localisée à l’appareil cristallinien.
IT. Ces cataractes autotoxiques ont une forme indéter minée,
VI° Quand donc un malade sera atteint de cataracte soit simple soit surtout double et qu’on ne trouvera la cause de son affection ni dans des maladies oculaires antérieures
ni dans les maladies générales chroniques (diabète, phosphaturie, albuminurie), ni dans des maladies virulentes (syphilis, impaJudisme) ni duns un âge avancé, — et encore la sénilité n'est-elle pas le résultat d’un lent empoisonnement ? — il faudra chercher du côté des urines et peut-être le réactif biologique, érigé en méthode par M. Bouchard, donnera-t-il la clef du problème.
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