‹ Contribution à l'étude de l'étiologie du syndrome de BasedowChapitre 8 sur 29 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

(Rivalier, Th. Paris, 1888-1889. Obs. IIT, résumée).

R... Eléonore, blanchisseuse, 17 ans, entre à l’hôpital Necker, service de M. le D' Rigal, le 22 mai. Père nerveux, éthylique, atteint du syndrôme de Basedow, sœurs nerveuses, constitution faible. Réglée à 15 ans, assez régulièrement. À 16 ans, fièvre typhoïde grave à longue convalescence. A la suite, anémie profonde traitée par le fer et l’hydrothérapie.

La malade, très nerveuse, avait depuis trois ans un léger tremblement des doigts. Il y a sept ans, brusque suppression des règles. Il y a trois mois, le cou et les yeux devinrent subitement très gros.

Etat actuel : pouls 120, palpitations. Au cœur souffle systolique intense de la base, se propageant dans les vaisseaux du cou. Les yeux sont saillants, sans signe de de Graefe.

Le corps thyroïde est volumineux, surtout le lobe droit. Tremblement très accusé. Chaleurs, suffocations, insomnies, Pas d’albuminurie. Aucun. trouble de l’appareil digestif ou respira-

toire.

SMS

Dans cette observation, les tares névropathiques sont suffisantes pour expliquer l’apparition de la névrose : le père est nerveux et basedownien ; une sœur est également nerveuse ; de plus le père est alcoolique et ce fac-

teur n’est pas à négliger dans la production de la dégénérescence.

Remarquons comme étiologie possible la fièvre typhoïde et l’anèmie précédant de très près l’éclosion de la névrose.

OBsERVATION II (résumée).

(Daubresse, Th. Paris, 1883. Obs. IL.)

Georges T..., 28 ans, entre à Lariboisière le 9 janvier 1883, dans le service de M. le D’ Proust.

Dans l’enfance, pas de maladies graves; enfant indiscipliné.

Mère basedownienne; rien d'autre à noter dans les antécédents héréditaires. Réformé pour palpitations et amaigrissement. Pneumonie gauche en 1875. En 1878 il est comptable à Paris.

En 1880 :ïl a les yeux gros et saillants, palpitations, le cou commence à grossir sans cause apparente; pas d’excès, pas de chagrins ; ces symptômes durent deux ans: c’est seulement en 1883 qu'il se fait soigner. |

Exophtalmie. dilatation des vaisseaux carotidiens, goître volumineux ; battements carotidiens. Pas de souffle au cœur. Pouls : fort et fréquent; autres fonctions normales.

Tremblement, sueurs profuses. Pas d’éruption cutanée.

Ogservarion III (résumée).

(Daubresse, Zoco citato, Obs. 1X).

M. le professeur Polain a parlé dans ses cliniques de l’hôpital

Necker d'un jeune collégien qui à la suite d’une émotion vivé

ee

pendant une distribution de prix fut atteint de tous les signes du

goître exophtalmique. Sa mère était basedownienne et folle,

OgBsenvarTion IV (résumée)

(Gros. Th. Paris, 1883-1884. O!S. V).

Madame L..., 37 ans, perd son père en 1883: chagrin violent. A la suite, apparition du goître exophtalmique avec démangeaisons vives de la peau. Sa mère était basedownienne; elle-même a

toujours été très nerveuse. Séjour à la campagne : amélioration.

OBSERvATION V (résumée).

(Rivalier. th. Paris, 1888-1889. Obs. I).

W..., 27 ans, étudiante.

Antécédents héréditaires. — Mère morte jeune, nerveuse, très vive, basedownienne. Père bien portant, grand’mère maternelle et tante maternelle toutes deux basedowniennes.

Antécédents personnels. — Bonne santé jusqu'à 22 ans. A cette époque, détenue pour raison politique, elle perd son frère et son père en exil. Toutes ces émotions ébranlent son cerveau. Quand elle recouvre la liberté, elle passe en Suisse où apparaît le goître exophtalmique.

Elle revient en France et entre à Necker pour se faire soigner.

Vitiligo très étendu.

OBSERVATION VI (Rivalier, Loc. cit. Obs. II, résumée).

P... Marie, 29 ans, grand'mère, père et une sœur atteints de

goître exphtalmique, un frère nerveux, une sœur hystérique; elle

ar 0 fs même nerveuse. Mariée à 23 ans. Quatre grossesses successives;

à la suite de la dernière tremblement, puis tous les autres signes

de la maladie de Basedow. Vitiligo.

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