‹ Contribution à l'étude de l'étiologie et de la pathogénie de l'appendiciteChapitre 4 sur 26 · COUP D'ŒIL HISTORIQUE GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

COUP D'ŒIL HISTORIQUE GÉNÉRAL

Comme il arrive souvent, la vérité au sujet de l’appendicite fut entrevue de bonne heure, puis, après, cette vérité disparut dans la confusion de l'argumentation.

En 1827, Mélier, dans le Journal de chirurgie, de médecine et de pharmacie, publie un mémoire et quelques observations sur quelques maladies de l’appendice cæcal,

Mélier donnait à l’appendicite une existence propre, en faisant une entité morbide : pour lui, cette maladie était due à la stase fœcale. L’appendice, dilaté par les matières, s’enflammait, se gangrenait, puis était perforé ; Mélier même indiquait l’excision comme le traitement de choix.

Après lui, Dance, Husson, Ménière, Albers de Bonn, etc., nient l’appendicite ; pour ces auteurs, il n’y à pas d’appendicite, il n'y a que des typhlites. La typhlite consécutive à la stase des matières produit une inflam-

N. B. — Pour toute indication bibliographique, voir l'index situé à la fin de cet ouvrage.

En A0 mation, une perforation, puis une péritonite généralisée ou un abcès iliaque.

On s’explique l'erreur de ces auteurs par des observations basées sur des trouvailles d’amphithéâtre. Les perforations trouvées à l’autopsie se seraient produites de dehors en dedans et ne seraient que la propagation de la péri-appendicite, causée par une ouverture primitive du vermium.

Malgré les protestations de Grisolle, Forgett, Leudet, cette doctrine de la typhlite et pérityphlite cellulaire régna jusqu’à nos jours.

Mais, depuis peu, des autopsies pratiquées avec soin (Trèves, Tuffier-Fergusson), l’excision faite par les chirurgiens américains (Reginald Fitz), ont permis de localiser à l’appendice les lésions ou tout au moins la lésion primitive.

On démontra alors que le péritoine enveloppe complètement le cæcum et que, par conséquent, la pérityphlite n'existe pas, l’inflammation et la perforation primitive du cæcum devant donner lieu à une péritonite généralisée ou localisée.

Matterstock, Kummel, Sonnemburg (Allemands), Mac Dougall (Anglais), Roux (de Lauzanne), Talamon, en France, ont enfin localisé les lésions de l’appendicite à l’appendice lui-même.

L’appendicite a été, ces dernières années, l’objet de nombreux travaux. Les théories que l’on a soutenues au sujet de l’étiologie et de la pathogénie de cette maladie, : feront l’objet des chapitres suivants, auxquels nous rejetons leur aperçu historique général.

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