INTRODUCTION
Alors que la plupart des maladies infectieuses aiguës ont été l'objet d'études hématologiques précises, voire même définitives, alors que la courbe hémoleucocytaire de la plupart d’entre elles a été fixée et que son étude a fourni des indicalions précieuses pour le diagnostic et le pronostic, un bon nombre des maladies chroniques n'ont encore qu’une physionomie hématologique imprécise et, parmi elles, celle dont la formule sanguine est la moins sûrement établie est certainement la tuberculose. :
Ce n’est pas que les travaux manquent sur ce sujet, mais la plupart des auteurs qui jusqu'à l'heure actuelle ont étudié le sang des tuberculeux se sont montrés plus soucieux d’accumuler des examens de sang isolés, faits au cours des diverses périodes de la maladie, que de suivre l’évolution des cas depuis leur origine cliniquement appréciable jusqu’à leur terminaison favorable ou funeste.
De nombreuses raisons expliquent cette abstention. La lente évolution de la plupart des cas de tuberculose humaine, leur début à symptomatologie si souvent obscure, leur marche chronique coupée de poussées évolutives plus ou moins rapprochées, la difficulté qu’éprouve le clinicien à suivre à l'hôpital l’évolution complète du cas observé rendent compte du caractère parcellaire des recherches hématologiques au cours de la tuberculose.
Mis en éveil par des recherches récentes, nous nous sommes efforcé, dans cette étude, de suivre pas à pas l’évolution clinique des types de tuberculose humaine les plus fréquemment observés dans les salles des hôpitaux; parallèlement à ces obser-