‹ Contribution à l'étude de l'évolution et du traitement des fistules tuberculeusesChapitre 12 sur 31 · AUTRES MÉDICAMENTS EMPLOYÉS DANS LE TRAITEMENT · texte numérisé non relu

AUTRES MÉDICAMENTS EMPLOYÉS DANS LE TRAITEMENT

‘DES FISTULES TUBERCULEUSES

Permanganate de potasse. — La solution au 1.000° est employée de préférence, parce que les injections ne peuvent être maintenues longtemps dans les fis-

— br — tules, faute d’une obturation parfaite de tous les orifices. Cette solution forte agit rapidement, et produit un bon effet. Le permanganate est le meilleur des désinfectants ; il n’est pas douloureux et son odeur n'est pas désagréable. Il est surtout indiqué dans les fistules infectées où son emploi combiné avec celui de l’eau oxygénée et de la teinture d’iode donne les meilleurs résultats.

Eau oxygénée. — Antiseptique très puissant, elle peut être utilisée dans les mêmes cas que le permanganaté ; mais si elle aseptise la poche, elle ne peut en hâter la cicatrisation aussi vite que les caustiques. Mais grâce à la mousse qu’elle produit au contact des tissus, elle entraîne au dehors les déchets qui encombraient les fistules.

Chlorure de zinc. — En solution à 1 pour 50, c'est un caustique énergique qui est capable de détruire les fongosités et de produire l’avivement des surfaces saines. Employé par Lannelongue comme sclérogène, il parvient à circonscrire une lésion tuberculeuse dans une barrière scléreuse. L'injection est très douloureuse et difficilement acceptée par le malade.

Essence de thérébentine. — Comme le précédent, ce médicament cause des douleurs atroces ; mais ilest un agent énergique et par son action, il peut déterminer une phagocytose intense.

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Gomenol.— L'huile gomenolée au tiers a eu beaucoup de vogue dans ces derniers temps. Nous en avons fait usage nous-même; mais dans les abcès fermés, elle ne prévient pas la formation des fistules et dans les abcès ouverts, elle n’apportait pas d’amélioration sensible. Le succès du gomenol a été plus grand dans les tuberculoses laryngées.

Thymol. — Substitué au naphtol par certains praticiens, le thymol n’est pas tout à fait sans danger. Son effet n’est pas aussi rapide que celui du naphtol, mais il peut rendre service chez les sujets trop sensibles à ce dernier médicament.

La teinture d'iode, estexcellente, surtout appliquée sur les ulcèrations dont elle dessèche les fongosités et qu’elle cautérise doucement. Moins employée dans les fistules puisqu'elle ne peut pas y être maintenue, elle trouve son application dans celles qui sont infectées. Elle nous a été d’un grand secours pour faire disparaître le pus bleu. On peut faire précéder son injection d'un lavage à l’eau oxygénée qui emporte tousles débris restés libres dans le trajet.

Le nitrate d'argent, en solution faible, fait bourgeonner rapidement les larges ulcérations en voie de reconstitution. Le crayon est employé souvent pour détruire les bourgeons placés à l’orifice des fistules. |

La poudre de Lucas-Championnière et la poudre Calot qui en différe peu, sice n'est par son odeur aromatique, sont des modificateurs puissants des

et: PE surfaces bourgeonnantes dont elles excitent la vitalité.

Elles les cicatrisent rapidement et raffermissent les

tissus, Alterné avec celui de la teinture d’iode, leur emploi est excellent.

Voici la formule de la poudre du D: Calot :

ASEOEE EN MR CONTE lu" 7kt 40 gr.

De ncide.Dismuths "sense 2 TOO RE ANA PRIS DIV 20 RARE 300 gr.

Denjoin de Siam puit Re 300 gr.

Carnonatefde Mar. te Re PUS 300 gr.

eat: d'eucalyptus. semer Ru LT Ep Botert

Des pâtes très nombreuses ont été créées ces dernières années.

En 1893, le D: Calot injectait dans les fistules de la bougie naphtolée. Des résultats excellents ont èté obtenus à la suite de ces injections, et le D° Pesme, interne de l’hôpital de l'Oise en 1899, a publié dans sa thèse, parue au mois d’avril 190r, les observations qu’il avait prises durant son internat. Cette pâte fut abandonnée en 1902 à la suite de quelques rétentions très rares d’ailleurs, et remplacée par celle dont nous avons parlé plus baut. |

En 1898, von Mosetig Moorhof proposait un mèlange ainsi composé:

MIodGtorme re SL Eee ei nee 60 parties Huile de sésane.................... 4o parties Blanc debaleine... 2.100 4o parties

Celte composition sert surtout dans le plombage

des cavités après évidement ou grattage. Elle est antiseptique grâce au dégagement d'iode qui se produit, mais. nous la croyons inférieure aux pâtes contenant du naphtol, pour le traitement des fistules. Elle ne peut aussi bien détruire les fongosités et de lahâter la cicatrisation sans intervention chirurgicale.

En 1906, Beck de Chicago, voulant radiographier une fistule, l'injecta d’une solution de s/n de bismuth ; il vit quelques temps après la fistule se fermer, et fit dès lors son mélange composé de paraffineet de s/n.de bismuth. Nous avons déjà dit les inconvènients de la paraffine qui détermine des rétentions graves. On l’a remplacée quelquefois par la vaseline, mais celle-ci est encore une graisse minérale peu résorbable. D’autre part le bismuth est souvent impur et contient alors des sels d'arsenic et de plomb. Quelques intoxications nous ont fait abandonner celte substance dont nous avions fait aussi usage. Etsi nous avons parlé au cours de notretravail de la radiographie des fistules au moyen des sels de bismuth, ce n’était que pour mémoire, car en pratique il n’est point nécessaire de connaître le trajet d’une fistule pour la traiter par les injections modificatrices.

En octobre 1911 a paru dans le Lyon médicai un article du D: Ducroux. Celui-ci dit comment le professeur Jaboulay a substitué le. xéroforme à l’iodoforme dans le mélange de von Mosetig Movorhof. « Cette substitution, a. l'avantage de, supprimer

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