‹ Contribution à l'étude de l'évolution et du traitement des fistules tuberculeusesChapitre 14 sur 31 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Gaston N..., vingt-cinq ans. Institut Orthopédique.

En 1894, coxalgie non douloureuse au repos; légère douleur à la marche, un peu de boiterie. Plâtre pendant six semaines ; à la sortie du plâtre, le malade fut envoyé à Reims chez le D' Doyen. Celui-ci ouvrit l'articulation par une incision faite à la face externe de la cuisse. Il fitun curetage mais ne pratiqua pas de résection. Pas de plâtre; le malade resia à l'extension continue pendant cinquante-deux jours ; pansements phéniqués. Le malade de retour chez lui, resta un an au lit avec une extension continue, jusqu'au début de 1896. L'état général était bon; le malade put continuer ses études.

En 1908, un abcès très douloureux est survenu avec une température oscillant entre 38 et 39 degrés. Au bout de quelques jours,un médecin a ponctionné l’abcès et a fait une injection d'éther iodoformé. Huit jours après, incision de l’abcès au ténotome par ce même médecin. L'ouverture ainsi faite à la face antérieure de la cuisse est restée fistuleuse, laissant s'écouler un pus jaune très abondant.

Le malade est arrivé à Berck, le 20 octobre 1910. Le

Se

D" Calot a fait des injections de pâte tous les jours pendant trois semaines, 4 à 5 centimètres cubes à la fois. Arrêt pendant quinze jours, puis cinq séries de six injections faites une fois par semaine, avec de quinze à vingt jours de repos entre chaque série.

La fistule a été fermée fin octobre 1911 et encore aujourd'hui, l’état se maintient bon.

La cicatrice est solide; le malade a un raccourcissement

de 7 centimètres.

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