‹ Contribution A L'etude De L'HémimélieChapitre 15 sur 30 · Mathias-Duval, Bulletins de la societe d'antropologie · texte numérisé non relu

Mathias-Duval, Bulletins de la societe d'antropologie

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viron huit heures, on a vu le cœur battre ; l'embryon du poulet, dont la température normale est de 40 degrés, peut, de même, expérimentalement, subir une température très abaissée sans cesser de vivre. Il n’y a donc rien de surprenant à ce que des embryons présentent des phénomènes analogues à ceux des animaux à sang-froid, et que des bourgeons puissent repousser sur leurs membres amputés.

Si l’amputation a lieu sur un embryon déjà avancé dans son développement, il est probable qu’alors il ne peut plus y avoir bourgeonnement. »

Voici l'opinion de M. Hervé (1), au sujet d’un cas d’hémimèlie :

« Chez le jeune enfant en question, l’avant-bras, raccourci présentait à sa face antérieure une inflexion concave qui se marque sur les téguments par un sillon transversal permanent, est terminé par un moignon, où l’on retrouve une apparence de main.

« Quelques ossicules peuvent être sentis dans ce moignon.

« Le moignon est surmonté de cinq petites saillies verruqueuses et molles. Le reste du corps est bien conformé.

« I est manifeste que le membre s’est partiellement atrophié, par su: d'un obstacle quelconque à son accroissement régulier, obstacle d’origine congénitale ; mais on ne saurait rattacher la monstruosité qui en a êté Ja conséquence à un arrêt de développement. C’est une difformité congénitale, ce n’est pas une malformation

1. Hervé. Bulletins de la société d'Anthropologie, 1886, page PF, | my

ayant maintenu le membre à l’un des stades de son évolution embryonnaire, il suffit de se rappeler comment se fait le développement des membres : à savoir, de leur extrémité à leur attache, les segments suivant, dans leur apparition l’ordre décroissant de leur distance au tronc. Il en résulte, que s’il y a arrêt de développement, ce qui manquera ce sera la racine du membre, dont la partie terminale, se trouvera au contraire plus où moins complète. On aura affaire alors aux catégories tératologiques décrites sous les noms d’ectromélie et de phocomélie, monstruosités qui ont êté rangées à tort à côté de l’hémimélie.

« Celle-ci résulte de conditions précisèment inverses. Un membre hémimèle, possède ses segments radicaux qui y sont bien développés; ce sont les segments terminaux qui manquent ou sont imparfaits. L’atrophie, suivant qu’elle est poussée plus ou moins loin, donne lieu, d’ailleurs à des variètés nombreuses. ;

« Les causes sont encore ignorées. On pourrait penser à des constrictions soit par des brides amuiotiques, soit par le cordon, d’où un obstacle à la circulation sanguine dans une partie du membre. C’est par ce même mécanisme que se produisent, on le sait, les amputations congénitales. Le sillon plus haut signalé à la surface de l’avant bras, porterait à admettre ici l’action d’une telle cause. »

Pour MM. Brun et Chaillous (1) que l’on admette l’hypothèse d’une amputation congénitale avec bourgeonnement consécutif à la cicatrisation, dansles cas où l’appen-

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