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Buffon s’occupa, lui aussi, des monstruosités ; mais ce ne fut qu'avec les travaux de Etienne Geoffroy Saint-Hilaire (1) et de son fils Isidore Geoffroy Saint-Hilaire (2), que la tératologie fut assise sur des bases solides.
Isidore Geoffroy Saint-Hilaire dans son Traité de tératologie (1832) donne une classification des monstruosités qui subsiste presque entièrement aujourd’hui ; il n’étudia pas seulement les monstres humains, il étendit son travail aux animaux ; le premier, il donna l’idée de soumettre cette science à l’expérimentation, idée qui devait être reprise avec tant d’éclat par M. Dareste. Chaussier (3) dans un discours prononcé à la maternité en 1812 dit avoir observé un enfant de huit mois, atteint d’amputation congénilale du bras, la partie amputée avait èté retrouvée dans le délivre, le moignon était complètement cica— trisé.
Cette observation venait à propos, car Haller (4) en 1778, dans ses éléments de physiologie, avait cru à l'impossibilité d’amputations de parties déjà formées, alléguant qu’on n’avait jamais retrouvé la partie détachée du. fœtus. |
Depuis 1855, M. Dareste (5) s’est consacré à l'étude de la production artificielle des monstruosités, et il a publié,
1. Etienne Geoffroy Saint-Hilaire. Philosophie anatomique. 1820. Paris. |