‹ Contribution à l'étude de l'hémo-lymphangiome de la langueChapitre 19 sur 43 · RES: RUES · texte numérisé non relu

RES: RUES

laires et les cavités kystiques. Celles-ci refoulent progressivement l’épithélium et le distendent en quelque sorte progressivement à mesure qu’elles se développent ; aussi les plus grandes sont-elles simplement revêtues à leur surface de deux ou trois assises cellulaires et de la lame cornée. Cet épithélium proliféré est d’ailleurs partout typique.

La zone papillaire du chorion n’a pas le même aspect dans les coupes de vésicules isolées, et dans celles du fragment de la tumeur. Dans les premières, les papilles ont pou: ainsi dire disparu ; à leur place on voit ces grandes cavités kystiques, qui semblent communiquer les unes avec les autres, lorsqu'on suit les coupes en série, et qui ne sont séparées les unes des autres que par les prolongements de l’épithélium proliféré. Ce n'est qu’à la base même de la couche papiliaire qu'on retrouve un peu de tis$u conjonctif et les vestiges des papilles en quelque sorte étouffées. |

En étudiant de près les cavités kystiques, on voit qu'elles ne sont pas toutes semblables : leur forme et leurs cimensions sont variables ; leur grand axe est généralement allongé, perpendiculairement à la surface de la tumeur ; maïs plus proches de cette surface les plus dilatées sont plus ou moins arrondies. Leur contenu peut aussi varier : les plus grandes renferment une substance granuleuse, quelques globules blancs, et enfin vers leur partie basale {par rapport à la tumeur) des amas de globules rouges ; d’autres cavités plus petites sont exclusivement remplies de granulations, d’autres enfin de globules rouges.

La constitution de leur paroi est constante : elles sont limitées par un endothélium contenu, dont on reconnaît aisément les noyaux plats, allongés, et qui est en général immédiatement juxtaposé à l’épithélium de la muqueuse ; quelquefois il en est séparé par de minces tractus conjonctifs ; et au sein de ces derniers on voit des traînées de globules rouges, enfer-

inés dans une gaine endothéliale ; ce sont des capillaires

Re: : jee

sanguins, qui rampent le long des cavités kystiques, et qui paraissent prêts à y éclater. Enfin les grandes lacunes présentent à leur intérieur des cavités secondaires, limitées par des cloisons, que les coupes permettent de voir sous la forme d’éperons, et qui sont constituées par une lame mince de tissu connectif tapissée sur ses deux faces par la couche endothéliale.

En suivant une série de préparations, nous avons pu voir sur un Corps papillaire coupé perpendiculairement à son grand axe, les transformations successives qu'il subit et qui aboutissent à la production des cavités polykystiques. Sur les premières coupes, répondant par conséquent à la base de la papille, on voit ses vaisseaux sanguins et ses espaces ou vaisseaux lymphatiques, dont l’endothélium proliféré rend Ia lumière un peu indistincte. Les lumières dans les coupes suivantes deviennent de plus en plus nettes, de plus en plus larges, arrivent à se constituer en cavités, où se régularise l’endothélium pariétal ; à la fin de la série, on voit un groupe confluent de,ces cavités séparées entre elles par de simples cloisons, répondant à l'aspect clinique de vésicules à surface carrelée et à contenu translucide. D'ailleurs les coupes montrent que dans les cavités le contenu est purement granuleux et l'examen minutieux de ces séries de préparations prouve que les vaisseaux sanguins ne jouent aucun rôle dans le développement des cavités kystiques.

Dans les coupes qui ont été faites à travers le frigment de tumeur excisé, l’aspect de la couche papillaire est un peu différent; et peut-être est-il bon de faire remarquer que lorsque cette dernière biopsie a été pratiquée nous avions äéjà fait subir à la néoplasie un assez long traitement électrolytique.

Quoiqu'il en soit, on rencontre encore ici dar: quelques papilles les mêmes cavités kystiques avec leur même configu-

ration; mais leur contenu est moins souvent hémorragique

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