‹ Contribution à l'étude de l'hérédité dans la pathologie humoraleChapitre 15 sur 21 · VONT · texte numérisé non relu

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Quant à l’hérédité de la maigreur, il n'existe actuellement aucun document intéressant.

L’artériosclérose, la sclérose rénale, l'hypertension sont des maladies quise retrouvent souvent dans les générations successives d’une même famille. On connaît des familles où l’on meurt régulièrement d’hémorragie cérébrale ou d’angine de poitrine. Malgré la fréquence de ces faits ou peut-être même à cause d’elle, on ne sait pas encore comment cette disposition se transmet-elle.

L’hérédité de la goutte est également bien connue. Elle a servi de prétexte à l’un des essais de Montaigne sur l’hérédité. Il est vraisemblable que la goutte soit dominante.

La disposition à certaines dystrophies constitue également une diathèse dont certaines particularités ont été étudiées. Il semble ainsi que la myotonie atrophique ou hypertrophique (maladie de Thomsen) soit souvent héréditaire suivant le mode tantôt dominant (Henke et Seeger), tantôt récessif (Hauptmann).

Notons à ce propos que la disposition à l’ulcère gastro-duodénal a été également retrouvée au cours de générations successives. Grote a trouvé que dans deux tiers des cas l’uleère était familial. Bauer et Aschner concluent après l’étude d’un nombre considérable decas que le mode de transmission est récessif Tout récemment, Appelmans et Clayesoons ont décrit l’ulcère gastrique chez deux jumeaux. Ces au-

teurs pensent à l’hérédité de certains facteurs prédis-

pere

posant à l’ulcère (hyperacidité, anomalies de la motilité; ete:).

Parmi les modifications sanguines, l’hérédité de l’hémophulie est l’un des faits les plus anciennement connus et nous n’y insistons pas. L’hémophilie se transmet selon le mode récessif lié au sexe, la maladie ne frappant que les mâles mais elle est transmise par les femelles.

La cholémie familiale est connue depuis les descriptions des auteurs français, en particulier celle de Gilbert. La transmission est régulièrement dominante (Meulengracht).

La disposition aux lithiases serait, d’après Grote, très souvent héréditaire mais on ne sait rien sur les modalités de la transmission. La formation des cal culs est sous la dépendance de facteurs chimiques multiples et complexes qui sont déterminés sans doute par plusieurs gènes héréditaires.

Il en est certainement de même pour les diathèses complexes dont nous avons vu l’arthritisme, l’obésité, la goutte, le pléthore, etc. La diathèse lymphatique ou l’adénoïdisme sont déjà assez mal caractérisés cliniquement pour pouvoir être attribués à une cause simple. Les jeux des facteurs héréditaires se combinant selon des modes infiniment variés, les uns dominants, les autres récessifs ou mêmes conditionnés par les sexes arrivent à expliquer l’infinie variété des caractères cliniques.

C’est d’ailleurs tout le problème des constitutions

tant normales que pathologiques. Les chromosomes

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se mélangeant combinent les caractères paternels et maternels de manière à en faire quelque chose de tout nouveau. Le jeu de la transmission héréditaire arrive ainsi à créer des êtres toujours différents des

autres tout en conservant les caractères fondamen-

taux de l’espèce.

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