‹ Contribution à l'étude de l'histoire de l'orthopédieChapitre 11 sur 28 · SAR · texte numérisé non relu

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canique à leur secours. Les machines destinées à corriger les déformations rachitiques doivent exercer des compressions molles et se faire toujours sur une large surface, car si la compression était dure, elle gênerait la circulation, deviendrait infailliblement douloureuse, même insupportable et, si la pression se faisait sur une petite surface, la compression serait de même incommode et insuflisante. »

LEVACHER DE LA FEUTRIE inventa et présenta différents appareils « destinés à redresser les cous déviés et les tailles tortues » dont un collier de fer dont il donne la description : «quand le cou penche d’un côté ou sur le devant du corps d’une manière difforme et contre nature, on a coutume de lé remettre dans sa position normale et de l’ÿy contenir par le moyen d’un collier de fer. Ce collier se compose d’une tige de fer portant à une de ses extrémités un demicercle de fer muni lui-même à chacune de ses extrémités d’un ruban de soie ; la tige de fer est longue d'environ sept à huit pouces, un peu courbée sur le plat ; la face convexe regarde en avant, la face concave en arrière et se moule à la convexité de la poitrine de l’enfant ; son extrémité est bifurquée pour embrasser le bord supérieur du corps de baleine que l’on fait porter aux enfants. Le demi-cercle est garni d’une bonne provision de coton, et l’on recouvrele tout d’une robe de velours noir. Pour faire usage de cette machine, on fixe la partie inférieure de la tige au-devant du corps de baleine ; comme la courbure de cette tige va de devant en arrière, le collier

saisit de lui-même le cou qu’il remet dans sa situation perpendiculaire. On noue le ruban sur la nuque et on laisse l'enfant en liberté. »

Continuant son exposé des appareils orthopédiques connus à son époque, LevacHEr DE LA FeurTaie parle d’une croix de fer inventée par un anatomiste et chirurgien allemand nommé Hrisrer ; maus,dit-1l : « L'épine est parfaitement bien soutenue par cette machine dans la direction verticale et très puissamment défendue contre une courbure ultérieure. On applique la colonne vertébrale contre une colonne, le col se trouve embrassé par un collier monté sur la colonne de la croix tandis que les épaules sont maintenues par des épaulettes et le.

ventre avec une ventrière. » Ce sont les seuls docu-

ments que Levacner DE LA FeurrrEe donne sur la composition de cette croix et la manière dont on doit en faire usage.

Les corps ou corsets représentent un moyen curatif de la cyphose rachitique que tous les auteurs adinettent. Les uns, 1l est vrai, les conseillent en fer léger, les autres en baleme ; ils veulent tous que ces

machines sotent faciles à porter, qu’elles contiennent

exactement mais sans comprimer.

La machine de Levacner se compose d’un corset

baleiné et ne diffère des corsets ordinaires qu’en ee qu'il est lacé par devant et qu'il a deux coquilles

moulant les hanches le plus possible. « On doit faire.

attention dans la fabrication de ce corset à la coupe des épaulettes et aux coquiiles. Il faut que les épau-

Re.

lettes repoussent faiblement les épaules en arrière en ‘es soulevant et en prenant appui sous les aisselles. Les coquilles doivent embrasser les hanches bien exactement d’arrière en avant de sorte que le corps étant pressé de haut en bas il appuie principalement sur la partie supérieure des fesses et non pas seulement sur la crête iliaque. La deuxième partie de cette machine se compose d’une tige ou arbre suspenseur en acier battu à froid en forme de faucille dont la courbure laisse dans tout son trajet entre elle et la tête un espace d’au moins deux doigts. Sur le bord supérieur, on voit quelques crans distants de deux lignes. L'extension et la contreextension se produisent par une crémaillère disposée à la partie lombaire et le point d'appui disposé à la partie supérieure de l’arbre suspenseur. Cette mach ne neutralise le poids de la tête et de toutes les autres parties du corps en rapport avec l’appareil empêchant ainsi leur action sur la colonne vertébrale. »

LEevacaer imagina en 1778 un nouvel appareil qui porte le nom de fauteuil ; il est fait de bois de chêne poli : « Je suppose; dit-il, un enfant bossu, de neuf à dix ans, dont l’épine est courbée sur le côté dro t. On place l'enfant sur le siège qui est garni d’un oreiller et on l’y fait asseoir de manière que le côté bossu regarde la planche mobile qui se trouve sur le côté de la machine se composant de quatre montants percés de trous régulièrement espacés. Au premier trou du piher postérieur droit, immédiate-

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