‹ Contribution à l'étude de l'histoire de l'orthopédieChapitre 20 sur 28 · TAVERNIER · texte numérisé non relu

TAVERNIER

« La méthode d’inclnaison est celle dont la ceiniure à levier est le principal point d’application. Son

principe fondamental est fort simple et repose sur lPappréciation des lois d'équilibre qui régissent la station dans l’espèce humaine. Au lieu d’agir sur le

rachis comme sur un corps inerte, à la manière des diverses machines à extension, soit en exerçant des tractions en sens opposé à ses deux extrémités, soit en pressant plus ou moins fortement sur ses parties sallantes et au centre des courbures ; au lieu d'opérer, comme elles, le redressement par des moyens purement mécaniques pris en dehors du sujet et nécessairement aveugles, non continus, la ecinture opère le redressement de la taille en provoquant lintervention des puissances musculaires dont les effets sont réglés par linstinct ou la volonté de la personne elle-même qui ne peut, dès lors, être exposée aux violences qu’on doit redouter de la part de toute machine à vis, à poids, à treuil, ou à ressort. »

Cette cemture à levier dite encore corset de Hossard se compose principalement d’une large ceinture embrassant circulairement le bassin (sans le comprimer) ; d’un busc ou levier qui s’y adapte à la partie postérieure; d’un sous-cuisse et d’une large courroie qui, bouclée en avant de la ceinture, remonte obl: quement en passant sur la partie la plus saillante des côtes vis-à-vis du centre de la courbure dorsale, et vient se fixer solidement au levier qui dôit être plus ou moins incliné suivant la nature de la déviation.

Cette courroie est disposée de telle manière qu’elle ne peut être fixée ainsi qu’autant que la personne se sera préalablement inclinée du côté opposé ; or,

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dans cette position quientrainerait nécessairement la chute, un mouvement en sens contraire devient indispensable pour ramener l’équihibre.

Par ce mouvement que peut seule exécuter alors la partie de la colonne qui est située au-dessus de la courroie, la moitié supérieure de l’arc que représente l’épine déviée se trouve ramenée dans l’axe vertical.

Les parties déviées étant placées, pendant tout le cours du traitement, dans des conditions toutes différentes de celles qui avaient fait naître la difformité, on comprend qu’en les maintenant dans ces conditions pendant le iemps voulu et d’une manière continue, la consolidation aura d’autant plus de facilité à s’opérer, que d’une part, l’état général pourra être amélioré par des soins hygiéniques et médicaux convenables et que, d'autre part, c’est pendant la station, c’est-à-dire dans la position que gardera habituellement la personne après le traitement, que le travail de consolidation s’opérera.

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