DA È LÉSIONS DU CARTILAGE
L'examen à un faible grossissement ide tout os long atteint de rachitisme montre avant tout l'hypertrophie de ses différentes couches. C'est là un fait connu sur lequel nous n’insisterons pas. Mais cet examen permet de voir aussi que la différence qui existe normalement entre le cartilage au repos et le cartilage actif est nettement exagérée. Celui-ci est beaucoup moins colorable dans son ensemble que celui-là, sans doute parce que la division cellulaire y est très active.
Cette différenciation est en outre soulignée par les vaisseaux dont nous avons montré la topographie spéciale, et très souvent aussi sur la périphérie par de véritables coins fibro-vasculaires qui, partis de la face profonde du périchondre, s’enfoncent entre les deux cartilages, empiétant parfois sur le cartilage hyalin, ou déformant la limite du cartilage actif et allant à la rencontre des vaisseaux venus de la ligne
d’érosion.
Les différentes préparations que l’on est obligé de faire subir à des os qu'on destine à l'examen microscopique, modifient beaucoup l'aspect des chondroblastes, et nous ne pouvons dire s’il existe des modifications cellulaires à ce point de vue.
Si on examine une ligne d’ossification dans un rachitisme au début en choisissant un point convenable, puisque les lésions ne sont pas en tous points
exactement au même stade, sur une même coupe,
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F18, S$. — Erosion rendue impossible par la préossification du cartilage.
vn S’aperçoit que certaines capsules cartilagineuses ont dû être prématurément ouvertes car, outre leur chondroblaste, elles peuvent contenir des é'éments médullaires. Ce fait à été démontré ‘par M. Marfan (7).
D'autres capsules, certainement intactes, s’entourent, sous l'influence d’une vascularisation active, d’une substance très colorable par les couleurs d’aniline. Cette substance semble bien être de la substance préosseuse.
Désormais la plupart, sinon la totalité, de ces capsules préossifiées, ne seront plus ouvertes par l'érosion. On en reconnaît en effet beaucoup dans les jeunes travées osseuses dont elles arrivent à faire partie intégrante. Le chondroblaste deviendrait donc ostéoblaste dans ce cas, par le seul fait qu'il se trouve entouré d’osséine, et ceci est en accord avec les travaux de MM. A. Policard et R. Leriche (8) qui nient toute spécificité à l'ostéoblaste et pour qui celui-ci est une cellule conjonctive quelconque qui a été emprisonnée dans de l'os.
Nous avons vu, à propos de la vascularisation du ‘artilage rachitique, que les couches chondroïde et chondro-calcaire pouvaient être divisées en îlots plus ou moins réguliers du fait de cette vascularisation et de la préossification en bandes ou en îlots qu'elie déterminait. Le processus continuant, ces bandes et cee îlots s’élargissent, et on voit des travées osseuses non caïlcifiées en plein cartilage. Un peu plus tard
den DEN A on aura l'impression que ce sont les îlots cartilagineux qui sont noyés dans de l'os. | Nous avons dit que la préossification atypique du cartilage s'opposait à l'érosion normale par les vaisseaux; l’ossification enchondrale rachitique s'oppose en quelque sorte à l'ossification normale. L'aspect peut être ainsi en certains points, très particulier, du cartilage séparé très nettement d’une moelle fibroïde par une sorte d’épaississement qui n’est qu'une zone d’ossification imparfaite et prématurée (fig. 8). Ainsi, tamdis que les chondroblastes se multiplient, leurs travées deviennent parfois incapables de S "OUVEIT; celles-ci alors dévient, perdent toute ordonnance, toute trace de rivulation. Il y a une véritable anarchie dans l'architecture cartilagineuse.