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50 A, CHAPPELLIER
« La fonction ovarienne, peut-être nulle chez quelques-unes de ces femelles, se manifeste d’uné facon irrégulière, anormale presque, quand elle existe, et organe femelle est d’une instabilité telle qu'il régresse rapidement, au point de disparaitre macroscopiquement dans certains cas, après avoir été actif » (!).
3°) Hybrides Cou X< Serin.
Aïnsi que je l'ai déjà fait ressortir en étudiant le comportement de ces oiseaux, leur infécondité, surtout celle des femelles, qui ne possèdent qu'un ovaire rudimentaire, parait en contradiction complète avec ce que l’on aurait pu s'attendre à trouver chez les hybrides de deux espèces aussi voisines. Le Cini donne facilement des produits avec le Serin. L'affinité s'arrête là puisque les F 1 obtenus seraient, si j'en juge d'après les oiseaux que j'ai eus entre les mains, absolument incapables de se reproduire et de donner des F 2. Les deux espèces seraient physiologiquement bien plus éloignées l’une de l’autre que ne l’admettent les classifications basées uniquement sur la morphologie. , |
On voit cependant, d'après ce que j'ai dit pour les femelles hybrides de Chardonneret, qu'il serait nécessaire pour trancher la question, d’avoir des femelles hybrides de Cini d'âge connu. Celles que J'avais en cage, étaient, si je m'en rapporte aux affirmations du vendeur, âgées d'un an seulement.
Comparaison avec les espèces parentes. — Je n'ai pu réunir de données sur la durée de l'activité génitale des femelles de Serin ou de Chardonneret,.
Chez le Serin, 11 n°y a certainement pas cette régression rapide des ovaires, que nous observons chez les femelles hybrides. Il
{"} Nous louchons ici à l'atrophie de l'appareil génital qui se produit chez des femelles âgées d'oiseaux — même non hybrides — et s'accompagne souvent d’une transformalion plus où moins complète du plumage en plumage de mâle (virilisme). Les femelles hybrides Chardonneret X Serin que l’on trouve sur le marché offrent une gradalion assez grande de plumage, certaines d’entre elles étant à ce point colorées que les fraudeurs ont peu où pas à les maquiller pour en faire des mâles, Il parait probable que le virilisme soit fréquent chez ces hybrides et la transformation de leur plumage serait intéressante à suivre, autopsies à l'appui, sur un lot nombreux de femelles prises depuis la sortie du nid, ce que mon matériel ne m'a pas permis de faire.
n'est pas rare de voir des Serines qui en sont à leur troisième année de ponte. D'autre part, il suffit de comparer la figure 4 avec celles qui représentent des ovaires de femelles hybrides (Fig. 1, 2, 3), pour voir quelle différence profonde existe, aux
De
Fig. 4. — X5. — Ovaires de Serin.
A, serine n° 114, adulte, au mois de juin ; B, serine n° 310, adulte, au mois de février ; C, serine n° 302, jeune, au mois de juin.
mêmes époques, entre les glandes génitales de ces hybrides, ct des espèces parentes.
Cet examen comparatif renforce encore ce que je disais plus haut : à savoir que les femelles hybrides Chardonneret >< Serin sont génitalement imparfaites.
V. — Examen histologique de la cicatricule de l'œuf. dans les expériences précédentes.
Tous les œufs pondus, examinés ici, sont âgés de plusienrs heures, et, pour aucun d'eux, je n'ai pu fixer, avec certitude, le moment de la ponte.
Les stades parthénogénétiques les plus jeunes nous ont été fournis par des œufs prélevés dans lutérus, à l'autopsie des femelles.
A. CHAPPELEIER
© Es
1° L’œuf non fécondé.
2) de Serin.
OEuf pondu.
Quatre femelles de Serin, achetées en 1913, sur le marché, et de provenances diverses, ont été installées sans mâle, chacune dans une cage spéciale. ;
Serine N° 601. — (OEuf du 18 avril 1913, âgé de deux heures au moins.
Sur le vivant, avant fixation, la cicatricule se divise en deux zones bien distinctes : l’une plus blanche et plus compacte, l’autre, moins étendue, moins tranchée et plus lacuneuse.
ô vi
Fig. 5. — X 952,5. — Serin, cicatricule parthénogénétique, œuf de 0 jour ; coupe transversale.
b, blastomères à grosses granulations ; D’, région à blastomères mal délimités; €, coagulum ; F, groupe de vacuoles.
Par l'examen des coupes, on voit que la cicatricule (fig. 5) est complètement segmentée. La couche de blastomères mesure environ { mm. dans son plus grand diamètre ; son épaisseur ne dépasse pas 80 4. La région segmentée est nettement séparée du vitellus blanc sous-jacent ; il existe mème, visible sur une grande partie des coupes, une sorte de « cavité de segmentation », parfois remplie d'un coagulum prenant l'éosine (ce). Un groupe de fortes vacuoles (V} se ; trouve profondément dans la partie centrale de la cicatrieule.
Les blastomères sont au nombre d'une centaine ; ce nombre, très approximatif, est plutôt un minimum. Ils forment une
HYBRIDATION ET INTERSEXUALITÉ CHEZ LES OISEAUX b3
seule couche à la périphérie de la cicatricule ; vers son centre, on trouve plusieurs couches superposées, trois tout au plus, sans que l’on puisse bien préciser, car les limites de beaucoup de ces blastomères sont assez douteuses, Certaines cellules de
Fig. 6. — X 855. — Serin, même œuf que fig, à. A et B, deux blastomères nuclées ; €, noyau en division anormale.
segmentation, à paroi plus nette (b) contiennent de gros granules vitellins. D’autres blastomères en renferment très peu ou pas, et l’on trouve aussi des régions (') où la masse de segmentation, fibrillaire et très ténue, ne montre pas de limites cellulaires précises.
54 A. CHAPPELLIER
Les noyaux sont nombreux, j'en ai compté plus de 80. Presque tous ont la forme vésiculeuse du noyau au repos; la chromatine, peu abondante, est divisée en petites granulations qui sont réparties sur la membrane nucléaire.
Quelques blastomères renferment des noyaux très volumineux qui présentent des excroissances (fig. 6, À) et des étranglements (fig. 6, B); rien ne permet de dire s'il s'agit là d’une multiplication ou d’une désorganisation commençante.
Aucune karyokinèse normale : quatre noyaux présentent une chromatine en voie dé transformation. La figure 6, C montre un groupe de granulations et danses chromatiques, réunies au centre du blastomère.
Dans plusieurs blastomères, une plage incolore pourrait être l'emplacement du noyau, complètement disparu par dégénérescence.
OEuf du 17 avril, trouvé à 9 heures, sous la femelle encore au nid, et fixé aussitôt.
Sur le vivant, la cicatricule a l'aspect d'un fer de lance de forme ramassée ; ce fer de lance est la partie compacte qui est accolée, à sa base, avec une zone à vacuoles, peu étendue.
La série des coupes est très lacuneuse et ne permet pas de se faire une idée de l'ensemble. On voit cependant que la cicatricule est bien différente de la précédente: sur une grande partie de son étendue et au voisinage de la surface, elle n’est pas segmentée; c'est la région à vacuoles. La partie compacte — le fer de lance — renferme des blastomères mais moins nombreux et moins nets que sur l'œuf du 18. Ici, la région fibrillaire tient une large place. y ai trouvé plusieurs noyaux, les uns sont vésiculeux, trois offrant des stades analogues à celui de la figure 6, C.
Serine N° 602, — OEuf du 24 avril 1913, trouvé à 9 heures, sous la femelle encore au nid, et fixé aussitôt.
Sur le vivant, la cicatricule apparait: circulaire. Une partie plus blanche est placée excentriquement ; son diamètre est environ les deux tiers du diamètre total.
Les blastomères sont très peu nombreux, on n'en trouve pas dans la région centrale de la cicatricule, Is sont répartis en
deux petits groupes dont l’un, plus fourni, est situé très périphériquement. Ces blastomères sont bien individualisés et tous plus ou moins entourés de tractus fibrillaire ou de coagulum.
Les vacuoles sont nombreuses en surface sur toute la cicatricule qui, dans sa portion centrale, renferme également des vacuoles profondes de grande taille. J'ai pu observer que lune de ces vacuoles avait une membrane propre au point où elle était en contact avec Le coagulum entourant un blastomère.
Je n'ai vu qu'un seul noyau : du type vésiculeux, il se trouvait dans un blastomère isolé, très périphérique, un peu détaché du groupe le plus important.
OEuf prélevé dans l'utérus.
Serine n° 602, œuf prélevé le26 juin 1913 à 9 h. 15.
La coquille est si mince qu’elle est à peine visible sous forme d'une membrane d'une très grande transparence. La cicatricule parait très tTompacte.
Sur les coupes, aucune trace de segmentation. Des vacuoles de très petite taille et en assez grand nombre, parsèment la cicatricule, surtout dans sa partie centrale. J'ai pu observer le noyau : il est situé à moins de 20 y de la surface de l'œuf et il mesure 15 u >< 24 pu. À son intérieur un réseau serré de fines granulations chromatiques de taille presque uniforme.
Serine n° 603. OEuf du 28 avril 1913, prélevé à 10 h.,20.
La coquille ‘a une consistance parcheminée ; elle est encore d'un blanc pur. L'albumine est compacte et gélatineuse. La cicatricule apparait comme une tache uniforme, peu distincte, où la loupe ne fournit aucun détail ; elle devient plus visible dès que le vitellus est plongé dans le fixateur.
La série des coupes est moins complète que la précédente et je n'ai pas vu le noyau. Dans l'ensemble, la cicatricule est très semblable à la précédente : aucune trace de segmentation, les vacuoles ne sont ni plus grosses ni plus nombreuses, peutètre moins importantes.
56 4. CHAPPELLIER
5) Des Hybrides (Hybrides : Chardonneret g X Serim Q)
Plusieurs femelles du croisement Chardonneret g°>< Serin Q sont installées sans mâle, le 7 avril 1914. Les œufs examinés ont été recueillis plus de deux mois après l'isolement.
— OEuf du 10 juin 1914, fixé à 9 heures.
La cicatricule, vue ?n Lolo sur le vivant, se montre composée de petites plages circulaires juxtaposées.
Les coupes donnent une cicatricule très peu épaisse : les grosses granulations vitellines remontent, en plusieurs points, jusqu’à la surface du vitellus, séparant des ilots protoplasmiques
Fig. 7. — X 855. — Hybride Chardonneret X Serin, cicatricule parthénogénélique, œuf de 0 jour. Noyau.
de texture réticulée. Il n'y a pas apparence de segmentation.
Je n'ai trouvé qu'un seul noyau (fig. 7) : c'est une masse à contours irréguliers, d'aspect spumeux, non délimitée par une membrane et entourée de très près par le vitellus.
— OEuf du 11 juin 1914, fixé à 9 heures. C’est un œuf nain qui mesure seulement 14 mm. 35 >< 11 mm.
La cicatricule, vue #n /o10, sur le vivant, apparait assez compacte, avec une partie centrale plus homogène. Sur les bords, des vacuoles très sombres; quelques autres, piquées en pleine cicatricule, y tranchent par leur teinte foncée.
En coupe, l'aspect général se rapproche beaucoup de la cicatricule précédente, mais ici on trouve, assez uniformément réparties, des vacuoles sur une seule couche et tout à fait superficielles. Sur une même coupe, et toujours en périphérie, quatre petites masses de forme et de taille très différentes se détachent
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HYBRIDATION ET INTERSEXUALITÉ CHEZ LES OISEAUX sy
de la cicatricule, sous la membrane vitelline : ce seraient de véritables blastomères parthénogénétiques ; je n’y ai pas trouvé de noyau.
Le seul noyau visible sur les coupes est analogue à celui de la figure "Æ, mais à contours plus incertains et plus i irréguliers encore
— OEuf du 12) juin 1914, fixé à 14 heures.
La cicatricule, examinée ae vivant, est en toile d’araignée très nette et donne l'i impression d'une Aie avancée, ce qui correspond bien à l'heure tardive à laquelle elle a été fixée
En fait, dès les premières coupes intéressant la cicatricule, on rencontre des vacuoles et l’on en trouve sur toute la cicatricule. Elles sont très larges et nombreuses, plus spécialement dans la partie centrale.
Plusieurs vacuoles renferment des blastomères de petite taille qui disparaissent après avoir figuré sur deux ou trois coupes, au maximum.
Quelques cellules plus typiques se rencontrent immédiatement sous la membrane vitelline. C’est dans l’une d'elles que j'ai trouvé le noyau le mieux caractérisé (fig. 8, A; ; à côté de lui, un autre est à peine visible. Plus loin, dans un réseau de fines vacuoles, un noyau isolé renferme un gros point chromatique
bien coloré (fig. 8, B).
2 La femelle hybride (Chardonneret SK Serin Q) appariée avec le Serin G'.
— Femelle hybride n° 218, œuf du 18 juin 1910.
L'œuf est fixé à 10 h. 15. La cicatricule, photographiée sur le vivant (planche I, fig. 4), parait finement Re sur presque toute sa surface, elle est à contours irréguliers et, en un point de sa périphérie, on voit un fort groupe de vacuoles profondes.
En coupe, la cicatricule est peu épaisse, elle est limitée dans la profondeur par des vacuoles de grande taille qui s'étendent sous toute sa partie centrale. Sa masse est traversée par de longs tractus protoplasmiques, sans granulations vitellines, parfois situés tout près de la surface.
A plusieurs reprises, semblent s'amorcer des cloisons, mais
BR) A. CHAPPELLIER
qui resteraient incomplètes : leur existence mème est assez douteuse, etl'on ne trouve aucun blastomère bien individualisé qui permette de conclure à quelque trace de segmentation. La non présence de blastomères serait encore appuyée par ce fait qu'on ne rencontre qu'un seul noyau. Il est situé presque immédiatement sous la membrane vitelline, et entouré directement de granulations vitellines ; sa forme est celle d'un fuseau, la chromatine est compacte; il donne l'impression d'une formation anormale ou en dégénérescence. £
— Femelle hybride n° 215, œuf du 12 mai 1910.
Fig. 8. — X 855. — Hybride Chardonneret X Serin ; cicatricule parthénogénétique, œuf de 0 jour.
A et B, noyaux périphériques.
L'œuf à été fixé au formol à chaud.
La cicatricule (figure 9) se montre, en coupes, de forme assez irrégulière et peu épaisse. Dans sa profondeur, un groupe important de vacuoles (V).
La segmentation est très caractérisée et l’on trouve une couche périphérique de blastomères (4), et, au-dessous d'eux, une cavité qui est peut-être due à la fixation.
Au centre de plusieurs blastomères, on voitune plage dépour-
vue de granulations vitellines et assez analogue à la figure 53 de LÉCAILLON, ce qui ferait admettre, avec cet auteur, qu'il y a eu là un noyau, maintenant disparu.
Cette cicatricule offre l'aspect d’une segmentation parthéno-
Fig. 9, — X 52,5. — Hybride Chardonneret X Serin ; cicatricule d’un œuf fécondé (?) par un Serin G', œuf non incubé.
b, blastomères périphériques ; V, groupes de vacuoles profondes.
génétique en voie de régression déjà avancée. Je n'y ai trouvé qu'à deux endroits des noyaux indiscutables (figures 10, À et B). Tous deux sont anormaux ; celui de la figure 10, B est accolé
Fig. 40. — X 855. — Hybrides, même œuf que fig. 9.
A et B, noyaux dans la région des blastomèr'es.
aux débris d'un blastomère en complète dégénérescence et la cellule de la figure 10, A renferme plusieurs noyaux de structure différente.
60 A. CHAPPELLIER
— OEuf du 21 avril 1910. Photographiée sur le vivant, la cicatricule (planche [, fig. 3) se montre composée de deux zones : une région centrale et une couronne, qui l'entoure entiérement à petite distance. Dans la couronne, trois groupes de petites vacuoles sombres, et, sur le bord de la-plage centrale, une grosse vacuole contenant encore des restes de vitellus.
En coupes, on trouve une région segmentée, composée de une, deux ou trois épaisseurs de blastomères, plus nombreux
Fig. 114. — X 855. — Hybride Chardonneret X Serin ; œuf fécondé (?) par Serin Ç;, œuf de 0 jour.
Noyau dans la partie non segmentée.
vers le centre de la cicatricule. Celle-ci est très peu épaisse et ne présente pas de vacuoles dans sa profondeur.
Plusieurs blastomères ont une zone claire centrale, emplacement de noyaux disparus. Il semble que l’on assiste, pour deux blastomères, au dernier stade de la dissociation nucléaire : au faible grossissement, une partie centrale attire l'attention par sa teinte plus foncée, bleuâtre, et son aspect plus compact. Sous l'immersion aucun détail bien net ne se précise, surtout pour l’un des noyaux qui fait bien passage à la plage achromatique des blastomères voisins.
Un seul noyau caractérisé (fig. 11). I se trouve dans la partie non segmentée, bien détaché de la région des blastomères.
3° Le male hybride, apparté :
4) avec le Serin Q.
Je n'ai réussi à récolter que deux œufs, dans cette expérience. Le premier provient d'une Serine appariée avec un hybride
HYBRIDATION ET INTERSEXUALITÉ CHEZ LES OÎSEAUX 61
(Chardonneret & > Serin Q@); un accident a rendu les coupes inutilisables, mais la cicatricule, vue sur le vivant (planche I, lig. 2), a tous les caractères de la cicatricule parthénogénétique.
Le deuxième œuf a été pondu par une Serine qui se trouvait en cage commune avec le mâle hybride Cini & >< Serin @. Les coupes montrent une cicatricule parthénogénétique en dégénérescence avancée : la segmentation abondante n'intéresse que la moitié, à peine, de la cicatricule. Je n'ai: trouvé, dans les blastomères, qu'un seul noyau caractérisé ; par contre, la partie non segmentée renferme 5 à 6 formations d'apparence nucléaire, mais de signification douteuse. |
8) avec la femelle hybride.
Des 8 œufs étudiés, 6 proviennent de deux grandes cages dans lesquelles vivaient en commun plusieurs Get ® hybrides (Chardonneret X Serin); en outre, deux femelles m'ont fourni des œufs prélevés à l’autopsie.
— OEuf grande cage, du 4 juin 1912 fixé à 9 heures. La cicatricule se montre, sur le vivant (planche I, fig. 5), composée d'une vingtaine de petits ilots isolés les uns des autres. Cet aspect se retrouve sur les coupes où je n'ai vu ni blastomères ni noyaux de segmentation.
Il y aurait à signaler un grand nombre de noyaux d'aspect épithélial, disposés en couche unique à la surface de l’ovule et nettement limités à la latebra : il s'agit probablement d’un reste du follicule ovulaire, d'aspect assez spécial.
— OEuf grande cage du 24 mai 1912, fixé à 9 heures. La cicatricule est bien compacte, mais de forme très irrégulière. Les coupes montrent une vacuolisation assez abondante, aussi bien en profondeur de la cicatricule que près de sa surface, où les vacuoles séparent deux zones à blastomères; dans ces deux zones, les cellules sont de taille très irrégulière, les unes fort petites, d’autres beaucoup plus grandes, l’une surtout qui, pendant plusieurs coupes, occupe presque le moitié de la cicatricule. Aucune trace de chromatine.
— OEufs grande cage, 15 mai 1912, fixé à 9 heures et cage 5, 17 juin 1912, fixé à 11 heures.
Les cicatricules vivantes sont de forme presque régulière
62 A. CHAPPELLIER
avec quelques vacuoles de taille assez forte, qui sont plus nom-
breuses dans l'œuf du 17 juin récolté seulement à 11 heures. Sur coupes, la constitution des deux cicatricules est analogue :
il y a un grand nombre de petites vacuoles, tant en profondeur
qu'en surface.
On trouve, en surface et entre ou dansles vacuoles, des noyaux isolés (n, fig. 12, A) ou groupés (fig. 12, B) et entourés d’une
RER ESR .….
PC 1 .s Do 0 0° 0.00 «8 42 { Lan
Fig. 412, — X 855. — Hybride Chardonneret X Serin ; œuf de Q réunie avec de même eroisement, œuf non incubé. A et B, groupes de noyaux en surface de la cicatricule : ñn noyau un peu isolé; #° noyau en voie de division (?)
masse qui parait formée de blastomères de très petite taille et fortement serrés les uns contre les autres, Un des noyaux (n° fig. 12, À) parait en voie de division.
— OEuf grande cage du {8 juin 1912. fixé Le lendemain à 9 heures (œuf de 24 heures).
Les vacuoles très grandes (planche [, fig. 6) ont envahi toute la surface de la cicatricule qui présente un « réseau de Prévosr
et Dumas » bien typique. Cette structure se confirme sur les coupes et l'on ne trouve plus que quelques restes de blastomères, épars dans les vacuoles. Il manque dans mes préparations presque la moitié de la cicatricule qui a dû être sectionnée en préparant le bloc de paraffine : sur la partie restante, Je n'ai relevé qu’un seul noyau ; encore est-il assez douteux, sa coloration s'écartant beaucoup du bleu caractéristique.
— OEuf cage 5, du 27 avril 19192 ; fixé le 29 avril (œuf de 48 h.).
La désorganisation de la cicatricule est ici plus avancée : dans la zone superficielle on trouve des restes de blastomères, mais à peine distincts d’une masse commune qui s'étend sous toute la surface.
En profondeur, la cicatricule prend une teinte bleue, assez foncée pour trancher sur l’ensemble : la partie ainsi délimitée a un contour des plus irréguliers et elle envoie de longues flammèches qui remontent vers la surface. Dans les replis de cette masse colorée, au-dessus et aussi au-dessous d'elle, tout à fait dans la partie profonde de la cicatricule, on trouve de très nombreuses formations chromatiques spongieuses, qui se rapprocheraient un peu du noyau de la figure 7, mais en quantité telle qu'une grande partie de la zone cicatriculaire apparaît comme imbibée de chromatine diffuse.
— OEufs prélevés dans l’oviducte, en avant de l'utérus. Femelles hybrides N°% 248 et N° 252, 22 juin 1912, à 11 heures.
La constitution des deux cicatricules n’est pas la même :
Sur l'œuf de la femelle n° 248 je ne trouve qu'un seul noyau et nulle trace de segmentation.
Sur l’œuf de la femelle n° 252, la cicatricule est finement vacuolisée, surtout dans sa partie centrale, où des « nids » de vacuoles traversent toute son épaisseur. Deux petits blastomères, à contour net, indiquent qu’il y a déjà un début de segmentation. Dans ces deux blastomères, pas de chromatine ; mais on trouve, en nombreux endroits, près de la surface de la cieatricule, des plages dépourvues de granulations vitellines. Au milieu de chacune d'elles, un gros noyau d’aspect très semblable à celui de la figure 34 de LecaiLLon. [ei, ces noyaux ne prennent pas la teinte caractéristique de la chromatine ; ils ne se distinguent de leur entourage que par leur structure spéciale,
4° Résumé du chapitre V ; comparaison avec l'œuf fécondé de Serin. À
Avant de rechercher, par examen direct des cicatricules, linfluence de l’accouplement sur les œufs des femelles hybrides, il est indispensable de connaître la constitution des œufs pondus par ces femelles isolées des mâles et de comparer avec les œufs des espèces parentes.
— Six œufs parthénogénétiques, 3 de Serines et 3 de femelles hybrides nous montrent qu'il n'existe pas un type unique: chacune des cicatricules examinées a sa caractéristique propre, ce qui rend la comparaison très difficile. Il semble cependant que, dans l'ensemble, les cicatricules de Serines soient plus homogènes, et toutes renferment des noyaux d'aspect normal. Chez les hybrides, la eicatricule est moins régulière ; il n'y à pas de segmentation ou bien les blastomères sont anormaux, mal délimités. Les noyaux sont toujours très peu nombreux et d'apparence peu normale.
— Plusieurs œufs fécondés provenaient d'un couple de Serins, qui donnaient régulièrement des jeunes : les œufs, apportés du dehors, étaient fixés aussitôt leur arrivée au laboratoire.
OEuf du 28 mars 1914. La cicatricule examinée sur le vivant (planche I, fig. 1) est plus compacte, plus homogène et, surtout, plus large que les cicatricules non fécondées (1).
Sur coupes, on trouve (fig. 13) un grand nombre de blastomères qui contiennent tous un noyau, soit au repos (x), soit en karyokinèse (n°). L'ensemble est bien différent des cicatricules non fécondées ; Les blastomères notamment sont de taille très petite et uniforme.
En dehors et sous la zone segmentée, dans le vitellus, on rencontre (fig. 14, À et 14, B) des noyaux « mérocytiques » (#+) de forme irrégulière, parfois bourgeonnants. Toujours plus volumi-
() Un des œufs de celte série ne présentait pas ces caractères extérieurs : les coupes ont montré qu'il n'était pas fécondé. Il arrive, très fréquemment, et presque normalement, pourrait-on dire, chez certaines espèces d'oiseaux sauvages que leurs pontes comprennent un œuf non fécondé., Ce fait s'explique mal, chez des animaux qui s'accouplent si fréquemment; on le comprend encore moins chez des oiseaux qui ne donnent, par ponte, que 5 à 6 œufs se suivaut de très près en quelques jours : théoriquement, un seul contact devrait suffire à les féconder tous.
neux que les noyaux de segmentation, ils s'en distinguent également par leur structure.
Que donnent les œufs de femelles hybrides accouplées avec des Serins ?
Leur seule différence un peu frappante avec les œufs par-
Fig, 43. — X 52,5. — Serin, cicatricule fécondée, œuf non incubé.
n, noyaux au repos; n' karyokinèses.
thénogénétiques est qu'on y trouve des blastomères plus abondants et moins irréguliers ; mais, dans l’ensemble, 11 y a même diversité d'aspect, même irrégularité de forme, rien de net ni de tranché.
Fig. 44. — X 855. — Serin, même cicatricule que fig. 13.
n, noyau dans un blastomère ; m, mérocyte.
Comme contre-partie des expériences précédentes, j'ai essayé de voir si les mâles hybrides inféconds pouvaient avoir une action quelconque soit sur des femelles parentes, soit sur des femelles hybrides.